Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Chypre: une loi source de tensions avec la partie turque amendée

Les députés chypriotes grecs ont amendé vendredi une loi controversée sur la commémoration d'un référendum sur le rattachement de Chypre à la Grèce, un texte qui avait conduit au blocage des pourparlers de paix avec les Chypriotes turcs.

En février, le leader des Chypriotes turcs Mustafa Akinci avait suspendu sa participation aux négociations de paix destinées à réunifier l'île divisée depuis 1974.
Il protestait ainsi contre l'adoption par le Parlement chypriote grec d'une loi prévoyant la commémoration dans les écoles d'un référendum de 1950 soutenant un rattachement à la Grèce. La minorité turcophone de Chypre s'est toujours opposée à un tel rattachement.

Mardi, les leaders chypriotes grec et turc avaient accepté de reprendre les pourparlers sous l'égide de l'ONU à partir du 11 avril, à condition que cette loi soit retirée.
Après un débat houleux, une version amendée du texte annulant la commémoration controversée dans les écoles a été adoptée vendredi par les députés chypriotes grecs, à 30 voix contre 20.
La motion a été déposée par le parti du président chypriote Nicos Anastasiades Disy (droite) et soutenue par le principal parti d'opposition Akel (communiste).

Lors du vote initial de la loi proposée par le parti ultra-nationaliste Elam, les parlementaires de Disy s'étaient abstenus permettant le passage du texte.
Des partisans du parti d'extrême droite ont manifesté vendredi devant le Parlement à Nicosie, exhortant les députés à ne pas reculer. "Disy-Akel assassinent l'Histoire", pouvait-on lire sur une banderole.
Mustafa Akinci avait indiqué qu'il ne reviendrait à la table des négociations qu'une fois la loi retirée.

Après ce vote, la rencontre prévue avec M. Anastasiades la semaine prochaine doit donc bien avoir lieu.
MM. Anastasiades et Akinci sont engagés depuis mai 2015 dans de fragiles pourparlers de paix, considérés comme un réel espoir de réunifier cette île méditerranéenne.

Chypre est divisée depuis l'invasion en 1974 des troupes turques dans le tiers nord de l'île en réponse à un coup d'Etat visant à rattacher le pays à la Grèce qui inquiétait les Chypriotes turcs.
Les progrès réalisés au cours des derniers pourparlers ont été en grande partie le fruit de la relation personnelle entre M. Anastasiades et M. Akinci, dirigeant de la République turque du Chypre nord, une entité autoproclamée, reconnue seulement par la Turquie.

Les députés chypriotes grecs ont amendé vendredi une loi controversée sur la commémoration d'un référendum sur le rattachement de Chypre à la Grèce, un texte qui avait conduit au blocage des pourparlers de paix avec les Chypriotes turcs.
En février, le leader des Chypriotes turcs Mustafa Akinci avait suspendu sa participation aux négociations de paix destinées à réunifier l'île divisée depuis 1974.Il protestait ainsi contre l'adoption par le Parlement chypriote grec d'une loi prévoyant la commémoration dans les écoles d'un référendum de 1950 soutenant un rattachement à la Grèce. La minorité turcophone de Chypre s'est toujours opposée à un tel rattachement.
Mardi, les leaders chypriotes grec et turc avaient accepté de reprendre les pourparlers sous l'égide de l'ONU à partir du 11 avril, à condition que...