L'Argentine accueille cette nuit le Chili, avec la qualification directe pour le Mondial 2018 comme enjeu. Défaite interdite pour une Albiceleste sans schéma de jeu, toujours aussi dépendante d'éclairs de génie de Messi.
Messi, Di Maria et Higuain ont battu les Chiliens lors de la phase aller du tournoi de qualification sud-américain, mais ils ont encore l'esprit de revanche face à une sélection chilienne victorieuse des deux dernières finales de la Copa America contre... l'Argentine. Derrière le Brésil (1er avec 27 points), l'Uruguay (2e, 23 pts) et l'Équateur (3e, 20 pts), le Chili (4e, 20 pts) et l'Argentine (5e, 19 pts) se disputent la 4e place, la dernière directement qualificative, puisque le 5e des éliminatoires sud-américaines doit disputer un barrage contre le vainqueur de la zone Océanie.
Devant les 60 000 spectateurs du Stade Monumental de Buenos Aires, les Argentins sont favoris. Mais la sélection argentine a connu des trous d'air. Défaite au Brésil (3-0), à domicile contre l'Équateur (0-2) et le Paraguay (0-1).
« Contre le Chili, c'est un match-clé, si on gagne, nous aurons notre destin entre nos mains pour aller en Russie », résume le sélectionneur de l'Albiceleste Edgardo Bauza. Dans le cas contraire, les Argentins devront attendre un faux pas d'un des quatre premiers ou aller chercher leur qualification en Australie ou en Nouvelle-Zélande.
Le Chili, petit pays voisin de l'Argentine, a remporté les deux dernières Copa America. À chaque fois en battant l'Argentine aux tirs au but. La dernière, en juin 2016 aux États-Unis, avait conduit Messi à annoncer sa retraite internationale, avant de faire machine arrière. L'Argentine reste d'ailleurs sur une convaincante victoire (3-0) contre la Colombie, grâce à un but et deux passes décisives de « la Puce ».
Équipe composée de stars, avec Messi, Mascherano, Agüero, Di Maria, Higuain, la sélection argentine est classée à la première place du classement FIFA, mais peine à offrir un spectacle et des résultats à la hauteur de son standing. Edgardo Bauza, en poste depuis août après la démission de Gerardo Martino, dispose d'un tel réservoir de joueurs qu'il se paie le luxe de ne pas convoquer Javier Pastore, inspiré ce week-end avec le PSG, ou Mauro Icardi, serial buteur de l'Inter Milan. Dybala étant indisponible, Bauza alignera probablement Agüero en attaque, avec Messi, Di Maria et Higuain. Derrière, l'ancien Monégasque Sergio Romero reste le gardien titulaire en sélection, bien que remplaçant à Manchester United. Le latéral gauche de Manchester United Marcos Rojo devrait être associé en charnière centrale à Nicolas Otamendi (Manchester City), pour pallier la suspension de Funes Mori (Everton).
Dans les rangs chiliens, l'attaquant Alexis Sanchez (Arsenal) est très incertain, et le milieu Arturo Vidal (Bayern Munich) est suspendu. Après avoir défait (3-1) l'Uruguay de Cavani et Suarez lors de la journée précédente, le Chili est sur une bonne série, après un piètre début d'éliminatoires. « Des matches de haut niveau se profilent. On va essayer d'être à la hauteur », avertit le sélectionneur du Chili, l'Argentin Juan Antonio Pizzi, international espagnol dans les années 1990.
Après le Chili, l'Argentine enchaînera avec un déplacement périlleux à La Paz, en Bolivie, à 4 000 mètres d'altitude. Raison de plus pour engranger les 3 points dès cette nuit à domicile.
(Source : AFP)


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