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UE: Au sommet de Rome, la Pologne refusera l'Europe à deux vitesses

La Pologne estime que la politique allemande va à l'encontre de ses intérêts et elle s'opposera "avec toute sa force" à l'Europe à deux vitesses au sommet de l'UE à Rome, a déclaré le chef du parti au pouvoir à Varsovie, Jaroslaw Kaczynski.

"Nous ne pouvons accepter aucune annonce de l'Europe à deux vitesses. Cela voudrait dire soit qu'on nous pousse hors de l'Union, soit qu'on nous dégrade et nous met au rang des membres de catégorie inférieure", a dit le président du parti nationaliste conservateur Droit et Justice (PiS), dans une interview que publie lundi l'hebdomadaire de droite wSieci.

Le sommet de Rome, le 25 mars, à l'occasion du 60e anniversaire des traités de Rome, doit adopter un texte solennel sur l'avenir de l'Union européenne après le Brexit. L'Allemagne et la France sont favorables au scénario d'une Europe "à plusieurs vitesses" pour permettre d'accélérer l'intégration de ceux parmi les pays membres qui y sont prêts, dans certains domaines.
"L'Europe à deux vitesses, cela veut dire que l'argent sera concentré en Occident, y compris parce que l'Allemagne devra payer davantage pour couvrir les dettes de la zone euro", explique M. Kaczynski. "Plus d'argent ira aussi à l'innovation dans les pays de +l'ancienne Union+. Ce qui signifie d'importantes pertes pour nous".

Interrogé sur les relations polono-allemandes après le sommet de Bruxelles - où la réélection de Donald Tusk, présenté par le pouvoir polonais comme un "candidat allemand", avait laissé la Pologne isolée face aux autres 27 membres de l'UE - M. Kaczynski distingue leurs deux niveaux.
"Quant aux relations directes entre responsables politiques, on ne peut rien reprocher à Mme Merkel. Là, leur niveau est bon. Il y a aussi le niveau des réalités et là, rien ne change. Dans tous les dossiers importants l'Allemagne mène une politique dirigée contre nos intérêts. A commencer par la politique historique et jusqu'à la politique énergétique", a souligné M. Kaczynski, considéré comme le principal penseur et stratège du gouvernement conservateur de Varsovie.

Par ailleurs, le dirigeant polonais estime que les décisions de la chancelière sont parfois "fatales" pour elle-même, "comme par exemple la désignation de Frank-Walter Steinmeier à la présidence, ouvrant du même coup le chemin au candidat SPD au poste de chancelier Martin Schulz, et créant un risque important de perte du pouvoir pour les chrétiens-démocrates".

La Pologne estime que la politique allemande va à l'encontre de ses intérêts et elle s'opposera "avec toute sa force" à l'Europe à deux vitesses au sommet de l'UE à Rome, a déclaré le chef du parti au pouvoir à Varsovie, Jaroslaw Kaczynski.
"Nous ne pouvons accepter aucune annonce de l'Europe à deux vitesses. Cela voudrait dire soit qu'on nous pousse hors de l'Union, soit qu'on nous dégrade et nous met au rang des membres de catégorie inférieure", a dit le président du parti nationaliste conservateur Droit et Justice (PiS), dans une interview que publie lundi l'hebdomadaire de droite wSieci.
Le sommet de Rome, le 25 mars, à l'occasion du 60e anniversaire des traités de Rome, doit adopter un texte solennel sur l'avenir de l'Union européenne après le Brexit. L'Allemagne et la France sont favorables au scénario d'une...