Rechercher
Rechercher

Sport - Football - Ligue Des Champions

Jardim croit en la remontada... façon Deschamps

Il faut une remontada à Monaco ce soir pour se qualifier en quart de finale de la Ligue des champions après le 5-3 subi en huitième de finale aller à Manchester contre City. Mais la référence de Leonardo Jardim n'est pas Luis Enrique, coach du Barça : c'est Didier Deschamps, un de ses prédécesseurs.
Les Monégasques n'ont pas la naïveté de croire que ce sera simple. Pep Guardiola n'a pas signé à City pour tomber à Monaco à ce stade de la compétition alors que son prédécesseur, Manuel Pellegrini, a atteint les demi-finales.
Avec deux buts d'avance (5-3) et une escouade offensive de premier rang, les Anglais ne se laisseront pas dominer, pour ne pas finir comme Paris à Barcelone (6-1) la semaine dernière, par exemple.
« Ce sera difficile, analyse Jardim. Une chose est sûre : avec notre dynamique actuelle, pour nous qualifier, il faudra marquer trois buts. Deux ne suffiront pas. On jouera avec cet objectif. »
L'entraîneur portugais prédit donc que son équipe encaissera au moins un but. Mais même si c'est le premier de la partie, il veut voir ses joueurs continuer à développer un jeu d'attaque.
Sa référence est le quart de finale retour en 2004, lorsque Monaco élimina le Real Madrid (2-4, 3-1). Didier Deschamps avait alors prévenu ses joueurs qu'ils prendraient « un but et peut-être le premier du match ». Mais « rien ne devait changer à la stratégie » car il y aurait « des possibilités de renverser la situation ».
Tout s'était ensuite passé comme l'avait prédit l'actuel sélectionneur des Bleus. Car les Monégasques, conscients de la force offensive adverse, n'avaient joué que sur leurs points forts. Jardim espère réécrire la même histoire...

Objectif rempli
L'objectif de passer la phase de poule de C1 rempli, aucune pression négative n'a été mise sur les joueurs. L'événement se suffit à lui-même. Les plus anciens savent son importance.
Suspendu pour la rencontre, le défenseur polonais Kamil Glik avoue ainsi qu'il lui « sera difficile de voir ce match des tribunes ». « Toute l'Europe va le voir, il est important », insiste-t-il, avant de se raisonner : « Mais on est sur tous les fronts. On a beaucoup de compétitions à gagner. »
Contrairement à City, qui fait de cette compétition un objectif prioritaire, Monaco aborde sereinement cette rencontre. Avec une certaine spontanéité rafraîchissante.
« On a su en mettre trois à l'aller, lance Benjamin Mendy. On peut le refaire. On marque beaucoup. » Fin psychologue, Jardim joue d'ailleurs sur cette corde depuis quelques jours. En référence à Barcelone, il prévient : « On peut faire une remontada nous aussi. Il n'y a que deux buts de différence. »

Une vitrine plus qu'un objectif
Dans le fameux projet monégasque – valoriser de jeunes joueurs talentueux afin de les revendre au prix fort – disputer la Ligue des champions est essentiel. Cette compétition permet au club de mettre en avant ses pépites. Cette saison, Monaco a déjà disputé 11 matches européens. Suffisamment pour montrer le niveau de ses joueurs.
Voilà pourquoi, après le match aller, la direction du club n'était pas si dépitée par la défaite.
Mbappé, titularisé à la place de Moutinho ou Germain, venait de se révéler aux yeux de l'Europe. Silva, Lemar, Fabinho et Mendy avaient confirmé, Falcao ressuscité.
Le vice-président Vadim Vasilyev était donc satisfait de l'image donnée. Car l'objectif interne ne concerne désormais plus la Ligue des champions. Il est de devenir champion de France, de casser l'hégémonie parisienne.
Décrocher le titre, plus une ou deux coupes nationales, permettraient de communiquer différemment auprès des supporteurs, des sponsors et des futurs recrues. Monaco serait plus qu'un simple tremplin. Il y a une obligation d'excellence sur la durée.

(Source : AFP)

Il faut une remontada à Monaco ce soir pour se qualifier en quart de finale de la Ligue des champions après le 5-3 subi en huitième de finale aller à Manchester contre City. Mais la référence de Leonardo Jardim n'est pas Luis Enrique, coach du Barça : c'est Didier Deschamps, un de ses prédécesseurs.Les Monégasques n'ont pas la naïveté de croire que ce sera simple. Pep Guardiola n'a pas signé à City pour tomber à Monaco à ce stade de la compétition alors que son prédécesseur, Manuel Pellegrini, a atteint les demi-finales.Avec deux buts d'avance (5-3) et une escouade offensive de premier rang, les Anglais ne se laisseront pas dominer, pour ne pas finir comme Paris à Barcelone (6-1) la semaine dernière, par exemple.« Ce sera difficile, analyse Jardim. Une chose est sûre : avec notre dynamique actuelle, pour nous...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut