Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a condamné mardi de façon très véhémente les déclarations du président turc Recep Tayyip Erdogan accusant l'Allemagne de "pratiques nazies".
"Je ne peux pas accepter que l'Allemagne actuelle soit comparée à l'Allemagne nazie. C'est une honte", a déclaré l'ancien Premier ministre luxembourgeois, dans un entretien avec la télévision luxembourgeoise RTL.
"Je m'étonne des propos que j'entends en provenance de Turquie. Quand le président turc et son ministre des Affaires étrangères disent que l'Allemagne actuelle est pire que l'Allemagne nazie, je ne peux pas l'accepter", a martelé M. Juncker.
"Nos parents et nos grands-parents ont vécu l'occupation nazie", a rappelé le Luxembourgeois, né après la Deuxième Guerre mondiale en 1954.
Les propos de M. Juncker ont suscité une vive réaction du ministre turc des Affaires européennes, Ömer Celik, qui l'a invité à "s'en tenir à son rôle de président de la Commission".
"Son travail n'est pas d'être le porte-parole du gouvernement allemand", a-t-il ajouté sur Twitter, accusant M. Juncker d'user "du même langage que celui employé par les racistes contre la Turquie".
Dimanche, le président turc avait accusé l'Allemagne d'user de "pratiques nazies" après l'interdiction en fin de semaine dernière par des autorités municipales allemandes de meetings électoraux en faveur du oui au référendum du 16 avril sur l'extension des pouvoirs présidentiels en Turquie.
Ces municipalités avaient mis en avant des problèmes logistiques pour expliquer leur décision, arguant dans au moins un cas ne pas avoir été informées de la venue d'un ministre turc et du caractère politique de la manifestation.
Les propos de M. Erdogan avaient provoqué la colère en Allemagne, la chancelière Angela Merkel appelant Ankara à "garder la tête froide".
"Je ne peux pas accepter que l'Allemagne actuelle soit comparée à l'Allemagne nazie. C'est une honte", a déclaré l'ancien Premier ministre luxembourgeois, dans un entretien avec la télévision luxembourgeoise RTL."Je m'étonne des propos que j'entends en provenance de Turquie. Quand le président turc et son ministre des Affaires étrangères disent que l'Allemagne actuelle est pire que l'Allemagne nazie, je ne peux pas l'accepter", a martelé M. Juncker."Nos parents et nos grands-parents ont vécu l'occupation nazie", a rappelé le Luxembourgeois, né après la Deuxième Guerre mondiale en 1954.
Les propos de M. Juncker...


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