Le président turc Recep Tayyip Erdogan a vivement reproché mardi au quotidien Hurriyet d'avoir laissé entendre la semaine dernière que le gouvernement n'avait pas demandé l'avis de l'armée avant de lever l'interdiction du port du voile dans ses rangs.
L'institution se voulait la garante de la laïcité, pilier de la république fondée par Mustafa Kemal, mais son influence s'est largement érodée depuis l'arrivée au pouvoir d'Erdogan, issu de la mouvance islamo-conservatrice, en 2003. Le putsch militaire manqué du 15 juillet et les vastes purges qui ont suivi ont brutalement accéléré le processus.
"L'état-major mécontent", a titré samedi Hurriyet, ce que le chef de l'Etat a jugé mardi "très offensant".
"Cette histoire a gravement déplu aux Forces armées turques, comme à nous-mêmes", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse organisée avant son départ pour une visite officielle au Pakistan.
"Personne n'a le droit de monter les corps de l'Etat les uns contre les autres. Chacun doit savoir où est sa place. Vous faites preuve d'irrespect (...) Ceux qui nous montent les uns contre les autres le payeront au prix fort", a ajouté le président, dont les propos ont fait plonger le cours des actions d'Hurriyet et de Dogan, le groupe auquel le journal appartient.
Plus de 130 organes de presse ont été interdits de publication ou de diffusion depuis le coup d'Etat manqué.
L'institution se voulait la garante de la laïcité, pilier de la république fondée par Mustafa Kemal, mais son influence s'est largement érodée depuis l'arrivée au pouvoir d'Erdogan, issu de la mouvance islamo-conservatrice, en 2003. Le putsch militaire manqué du 15 juillet et les vastes purges qui ont suivi ont brutalement accéléré le processus.
"L'état-major mécontent", a titré samedi Hurriyet, ce que le chef de l'Etat a jugé mardi "très offensant".
"Cette histoire a gravement déplu aux Forces armées turques, comme à nous-mêmes", a-t-il déclaré lors d'une...

