Une réunion entre les leaders chypriotes grec et turc prévue jeudi à Nicosie a été annulée en raison de la polémique née d'un texte voté par le Parlement de la République de Chypre, qui menace près de deux ans de négociations.
Cette disposition controversée introduit dans les écoles chypriotes grecques la commémoration d'un référendum sans valeur légale organisé en 1950 dans l'île, alors sous domination britannique, au cours duquel les Chypriotes grecs s'étaient massivement prononcés en faveur de son rattachement à la Grèce.
Le porte-parole du gouvernement chypriote a fait savoir mercredi que le président de la République Nicos Anastasiades avait été informé de l'annulation de la réunion.
De son côté, le porte-parole du dirigeant chypriote turc Mustafa Akinci a lui aussi indiqué que la réunion n'aurait pas lieu jeudi.
L'Onu, qui chapeaute le processus actuel de négociations, ouvert en mai 2015, n'a pas communiqué sur le sujet mercredi.
Ces négociations visent à réunifier l'île méditerranéenne sur la base d'un Etat fédéral bicommunautaire.
Chypre est divisée entre la République de Chypre, où réside la communauté chypriote grecque, et une entité chypriote turque uniquement reconnue par Ankara.
L'armée turque a envahi le tiers nord de l'île en 1974, en réaction à un coup d'Etat manqué de nationalistes chypriotes grecs qui visait à rattacher Chypre à la Grèce. Cette guerre a fait des milliers de morts et disparus et quelque 200.000 déplacés.
Jeudi dernier, quelques jours après le vote de la disposition décriée, une réunion entre les deux dirigeants chypriotes avait tourné court, chacun accusant l'autre d'y avoir mis fin en quittant la salle abruptement.
L'émissaire de l'Onu pour Chypre Espen Barth Eide avait rapidement cherché à éteindre le feu en assurant que le processus n'était ni terminé ni suspendu mais le climat de confiance semble s'être détérioré.
M. Akinci avait prévenu lundi qu'il ne reprendrait les négociations que si les Chypriotes grecs révoquaient le texte controversé.
"Nous attendons des actions concrètes pour invalider cette décision (du Parlement)", a répété mercredi son porte-parole, Baris Burcu.
"Je suis prêt à poursuivre le dialogue à tout moment", a tweeté mercredi le président chypriote, qui avait accusé la veille le leader chypriote turc de mettre les négociations en danger pour un problème "mineur".
Cette disposition controversée introduit dans les écoles chypriotes grecques la commémoration d'un référendum sans valeur légale organisé en 1950 dans l'île, alors sous domination britannique, au cours duquel les Chypriotes grecs s'étaient massivement prononcés en faveur de son rattachement à la Grèce.
Le porte-parole du gouvernement chypriote a fait savoir mercredi que le président de la République Nicos Anastasiades avait été informé de l'annulation de la réunion.De son côté, le porte-parole du dirigeant chypriote turc Mustafa Akinci a lui aussi indiqué que la réunion n'aurait...

