La Russie a dénoncé lundi les accusations "graves" et "irresponsables" du procureur général du Monténégro qui a affirmé dimanche que des structures d'Etat russes étaient impliqués dans un complot déjoué en octobre.
"Nous regrettons que de telles accusations sortent de la bouche de hauts responsables. Ce sont des mots trop graves pour les prononcer et ne pas les appuyer par des informations fiables. C'est au minimum irresponsable", a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
"Nous constatons jour après jour des accusations absurdes contre la Russie. La Russie n'est pas intervenue, n'intervient pas et n'envisage pas d'intervenir dans les affaires intérieures d'un autre Etat. En particulier au Monténégro, avec qui nous entretenons de très bonnes relations", a-t-il ajouté.
Au cours d'une conférence de presse avec son homologue du Burkina Faso, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a pour sa part dénoncé des "accusations sans preuve contre nous et notre pays".
Dimanche, le procureur général du Monténégro Milivoje Katnic a affirmé que des structures d'Etat russes étaient impliquées dans un complot déjoué le jour des élections législatives, en octobre, qui avait pour objectif d'empêcher l'adhésion du Monténégro à l'Otan.
Le parquet monténégrin soupçonne 25 personnes, essentiellement des ressortissants serbes et deux Russes, d'avoir préparé la mystérieuse tentative de coup d'Etat du 16 octobre. Une quinzaine de suspects ont été arrêtés et deux ressortissants russes, soupçonnés d'avoir été les organisateurs, sont recherchés.
Il s'agit, selon M. Katnic, d'Edouard Sismakov, qui était en 2014 "l'adjoint de l'attaché militaire russe en Pologne" et qui opérait dans ce complot sous le nom d'Edouard Chirokov, ainsi que d'un certain Vladimir Nikolaïevitch Popov.
Le procureur a assuré que l'"unique motivation de ces structures" était d'"empêcher le Monténégro d'entrer dans l'Otan".
Ce petit pays balkanique devrait ratifier cette année son adhésion à l'Alliance atlantique. L'opposition prorusse exige un référendum sur cette adhésion, ce que le pouvoir refuse.
Les comploteurs présumés auraient, selon le parquet, projeté d'entrer par la force dans le Parlement le jour des élections pour proclamer la victoire d'une coalition de l'opposition prorusse, le Front démocratique, et de s'emparer voire de tuer l'ex-Premier ministre et homme fort du pays, Milo Djukanovic.
"Nous regrettons que de telles accusations sortent de la bouche de hauts responsables. Ce sont des mots trop graves pour les prononcer et ne pas les appuyer par des informations fiables. C'est au minimum irresponsable", a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov."Nous constatons jour après jour des accusations absurdes contre la Russie. La Russie n'est pas intervenue, n'intervient pas et n'envisage pas d'intervenir dans les affaires intérieures d'un autre Etat. En particulier au Monténégro, avec qui nous entretenons de très bonnes relations", a-t-il ajouté.
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