Justin Sullivan/AFP
Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a publié jeudi un manifeste anti-isolationnisme et promondialisation, où il affirme la nécessité de « rassembler l'humanité » et explique comment le réseau social américain entend y contribuer.
Facebook et son patron revendiquent depuis des années la mission de « connecter le monde » et de « construire une communauté mondiale ».
« Quand nous avons commencé, l'idée n'était pas controversée », souligne Mark Zuckerberg dans un long texte de plus de 6 000 mots publié jeudi sur son profil Facebook. « Maintenant pourtant, il y a autour du monde des gens laissés derrière par la mondialisation et des mouvements appelant à se retirer des relations mondiales ».
Il fait valoir en outre que « nos plus grandes opportunités sont maintenant mondiales, comme répandre la prospérité et la liberté, promouvoir le pays et la compréhension (des autres), sortir les gens de la pauvreté et accélérer la science. Nos plus grands problèmes ont aussi besoin de réponses mondiales, comme mettre fin au terrorisme, lutter contre le changement climatique et prévenir les pandémies ».
« Le progrès requiert maintenant que l'humanité se rassemble, pas seulement en cités ou en nations, mais en tant que communauté mondiale », poursuit-il. Et d'expliquer que le réseau aux 1,86 milliard de membres veut contribuer à « développer l'infrastructure sociale donnant aux gens le pouvoir de construire » une telle communauté mondiale, avec des outils permettant de s'informer, de s'entraider en cas de crise, de s'engager civiquement... « Mon espoir est que nous soyons plus nombreux à consacrer notre énergie à construire l'infrastructure sociale à long terme pour rassembler l'humanité », écrit-il encore. Il passe ensuite en revue une série d'initiatives prises par Facebook ces derniers mois. Il relève par exemple le besoin de « réponses coordonnées » face au terrorisme, aux catastrophes naturelles, aux épidémies ou aux crises de réfugiés, et évoque dans ce contexte l'outil safety check, qui permet aux utilisateurs du réseau d'indiquer à leurs proches qu'ils sont en sécurité après un événement dramatique, mais aussi désormais de s'entraider en demandant ou proposant un abri, de la nourriture ou un moyen de transport pendant une crise.
Mark Zuckerberg revient aussi sur des polémiques ayant affecté Facebook, comme les fausses informations qu'il est accusé d'avoir laissé se propager pendant la campagne présidentielle américaine, ou la censure très critiquée, et finalement abandonnée, d'un cliché historique de la guerre du Vietnam.
Mark Zuckerberg s'est construit ces dernières années une image de philanthrope : il avait annoncé en 2015 que lui et sa femme comptaient reverser progressivement 99 % de leur fortune à de bonnes œuvres, et notamment promis l'an passé de verser 3 milliards de dollars, dans la décennie à venir, pour aider à la prévention et la guérison des maladies.
Certains lui ont aussi prêté des ambitions politiques, qu'il a toutefois démenties.
(Source : AFP)


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18 h 56, le 20 février 2017