Le Sri Lanka a interpellé au cours d'une seule journée 546 déserteurs de son armée, affectée par des abandons de poste en masse malgré la fin de la guerre civile, a annoncé lundi un responsable militaire.
L'armée court derrière quelque 43.000 déserteurs qui ont refusé de regagner leurs rangs après qu'a expiré en décembre l'offre d'une amnistie pour les repentants. L'ultimatum passé, qui proposait pendant un mois de se rendre sans être jugé par une cour martiale, le Sri Lanka procède désormais à l'arrestation de ses soldats encore dans la nature.
L'arrestation de 546 déserteurs jeudi lors d'un coup de filet a été "la plus importante jamais faite", a déclaré à l'AFP le brigadier Roshan Seneviratne. "Ceux qui se rendaient pendant la période d'un mois de l'amnistie pouvaient soit reprendre leur service soit être légalement démis", a-t-il ajouté. Plus de 9.000 soldats et officiers avaient saisi l'offre.
Forte de 275.000 membres, l'armée sri-lankaise a été tout au long de son histoire affectée par les désertions. Mais depuis la fin, en 2009, de quatre décennies de guerre civile entre majorité cinghalaise et minorité tamoule, le rythme des abandons de poste a perduré en temps de paix.
Les responsables attribuent notamment ce phénomène à une baisse des primes de risques, et à la croissance d'emplois mieux payés dans le secteur privé.
L'armée court derrière quelque 43.000 déserteurs qui ont refusé de regagner leurs rangs après qu'a expiré en décembre l'offre d'une amnistie pour les repentants. L'ultimatum passé, qui proposait pendant un mois de se rendre sans être jugé par une cour martiale, le Sri Lanka procède désormais à l'arrestation de ses soldats encore dans la nature.
L'arrestation de 546 déserteurs jeudi lors d'un coup de filet a été "la plus importante jamais faite", a déclaré à l'AFP le brigadier Roshan Seneviratne. "Ceux qui se rendaient pendant la période d'un mois de l'amnistie pouvaient soit reprendre leur service soit être...

