Des dizaines de milliers de personnes ont participé samedi à Séoul à deux manifestations, l'une pour et l'autre contre la présidente sud-coréenne destituée Park Geun-Hye, dans un pays en pleine tourmente politique depuis des mois.
La Cour constitutionnelle de Séoul est en train d'examiner l'opportunité ou non de valider la destitution de Mme Park décidée en décembre par l'Assemblée nationale en raison d'un retentissant scandale de corruption.
Ce scandale avait poussé des millions de manifestants dans la rue fin 2016 pour réclamer le départ de Mme Park. Les partisans de la présidente, restés au départ sans voix, ont ensuite commencé à réagir, dénonçant un complot des gauchistes pro-Pyongyang.
Samedi, la manifestations pour la présidente destituée a rassemblé 50.000 personnes selon les estimations, dont bon nombre de personnes ayant connu la dictature de son père défunt, Park Chung-Hee, crédité de la rapide industrialisation du pays.
Devant la mairie, la police avait installé des barrières pour séparer les manifestants pro-Park des anti-Park.
Les opposants de Mme Park accusent ses avocats de ralentir la procédure devant la Cour constitutionnelle à grand renfort de manoeuvres dilatoires ou de convocations de témoins inutiles.
Une confirmation de la destitution par la Cour provoquerait une présidentielle anticipée alors qu'un rejet permettrait à Mme Park d'aller au bout de son mandat de cinq ans.
Mme Park est accusée de complicité avec son amie de 40 ans au centre du scandale. Choi Soon-Sil est actuellement jugée pour avoir extorqué des millions de dollars à de grands groupes industriels.
Le scandale a mis à nu les relations parfois malsaines entre pouvoirs politique et économique dans la quatrième économie d'Asie.
La Cour constitutionnelle de Séoul est en train d'examiner l'opportunité ou non de valider la destitution de Mme Park décidée en décembre par l'Assemblée nationale en raison d'un retentissant scandale de corruption.Ce scandale avait poussé des millions de manifestants dans la rue fin 2016 pour réclamer le départ de Mme Park. Les partisans de la présidente, restés au départ sans voix, ont ensuite commencé à réagir, dénonçant un complot des gauchistes pro-Pyongyang.
Samedi, la manifestations pour la présidente destituée a rassemblé 50.000 personnes selon les estimations, dont bon...


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