La justice colombienne a ouvert une enquête sur un possible financement illégal de la campagne électorale en 2014 du président Juan Manuel Santos, via le versement de pots-de-vin du groupe de BTP brésilien Odebrecht, au coeur d'un scandale de corruption en Amérique latine.
Le procureur général Néstor Humberto Martinez a annoncé mardi soir l'ouverture de cette enquête, sur le versement supposé d'un million de dollars pour la réélection du président Santos par l'ex-sénateur Otto Bula, arrêté mi-janvier et soupçonné d'avoir reçu des pots-de-vin d'Odebrecht en échange d'un contrat public.
Dès mardi soir, le gouvernement colombien a nié ces accusations : "il n'y a, ni ne peut avoir de preuve de réunions, et encore moins de contributions à la campagne, d'un personnage aussi obscur" que M. Bula, a assuré le secrétaire à la Transparence de la présidence, Camilo Enciso, dans une déclaration depuis le palais présidentiel.
Mercredi, Juan Manuel Santos a réagi en demandant, via son compte Twitter, une enquête "profonde" et "la plus rapide possible" des autorités électorales sur ces accusations, "pour que soit rendue publique toute la vérité dans l'affaire Odebrecht".
Lors d'une nouvelle conférence de presse mercredi matin, le procureur Martinez a reconnu que la justice n'a pour l'instant aucune "preuve physique de la remise d'argent" illégal à la campagne du président, réélu en 2014 pour un second mandat de quatre ans.
Il a précisé que l'enquête se fonde sur les déclarations sous serment de M. Bula, qui a affirmé avoir remis un million de dollars, sans doute en provenance d'un pot-de-vin d'Odebrecht de 4,6 millions, au directeur de campagne de Santos, Roberto Prieta, via un intermédiaire. L'ancien sénateur "ne fait aucun lien (direct) avec le président", a indiqué le procureur.
L'enquête autour d'Odebrecht, l'un des plus gros groupes de construction d'Amérique latine, est l'un des volets découlant du vaste scandale de corruption autour du géant pétrolier brésilien Petrobras, dont les juteux marchés de sous-traitance étaient surfacturés à des groupes de construction via le versement de pots-de-vin à des chefs d'entreprise et personnalités politiques.
Dans la région, elle a déjà mené à l'arrêt de chantiers majeurs et de nombreuses arrestations dans plusieurs pays.
Le procureur général Néstor Humberto Martinez a annoncé mardi soir l'ouverture de cette enquête, sur le versement supposé d'un million de dollars pour la réélection du président Santos par l'ex-sénateur Otto Bula, arrêté mi-janvier et soupçonné d'avoir reçu des pots-de-vin d'Odebrecht en échange d'un contrat public.
Dès mardi soir, le gouvernement colombien a nié ces accusations : "il n'y a, ni ne peut avoir de preuve de réunions, et encore moins de contributions à la campagne, d'un personnage aussi obscur" que M. Bula, a assuré le...

