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Migrants: Rome présente un plan pour accueillir mieux mais moins

Le gouvernement italien a présenté mercredi un plan pour mieux accueillir les demandeurs d'asile tout en multipliant les efforts pour stopper les arrivées et expulser les déboutés.

"Nous devons accueillir et intégrer qui y a droit et rapatrier les autres", a martelé le ministre de l'Intérieur, Marco Minniti, en présentant les grandes lignes du plan devant une commission parlementaire.

Alors que l'Italie a vu débarquer plus de 500.000 migrants depuis 2014 et que ses centres d'accueil comptent actuellement près de 175.000 demandeurs d'asile, le plan vise une répartition maximum, avec un objectif de 2,5 demandeurs pour 1.000 habitants.
Et pour "éviter le vide de l'attente", les demandeurs d'asile seront incités à prendre part à des travaux d'intérêt général, peu ou pas rémunérés. "Il ne s'agira pas d'une concurrence au marché du travail", a-t-il assuré.
"Mais un tel accueil ne peut durer indéfiniment", a-t-il prévenu, en évoquant un projet de juridiction spéciale afin de diminuer la durée des recours en justice contre les réponses négatives d'une commission d'asile.

En cas de rejet des recours, "il n'y a pas de bon accueil sans expulsion" des déboutés, a fait valoir le ministre, en annonçant le projet de créer un centre de rétention dans chacune des 20 régions -- contre trois pour tout le pays actuellement -- avec un total de 1.600 places.

L'Italie cherche à ré-activer les accords de réadmission avec les pays d'origine, et à accélérer les procédures dans les cas des pays avec lesquels ces accords fonctionnent déjà, comme la Tunisie, l'Egypte ou le Nigeria. Et pour le ministre, une multiplication des expulsions forcées servira aussi d'incitation aux départs volontaires, pour lesquels il a demandé un doublement des fonds.

En amont, Rome veut soutenir la lutte contre les réseaux de passeurs en Libye, par où sont passés 90% des migrants débarqués en 2016 et près de 100% de ceux arrivés depuis janvier.

Un mémorandum d'accord en ce sens a été signé la semaine dernière avec le gouvernement de Tripoli, mais rejeté mercredi par le Parlement libyen basé dans l'est du pays. "Nous savons que le défi, ce sera la mise en application. En Libye, le trafic d'être humains est une puissance criminelle et économique", a reconnu M. Minniti.

Le gouvernement italien a présenté mercredi un plan pour mieux accueillir les demandeurs d'asile tout en multipliant les efforts pour stopper les arrivées et expulser les déboutés.
"Nous devons accueillir et intégrer qui y a droit et rapatrier les autres", a martelé le ministre de l'Intérieur, Marco Minniti, en présentant les grandes lignes du plan devant une commission parlementaire.
Alors que l'Italie a vu débarquer plus de 500.000 migrants depuis 2014 et que ses centres d'accueil comptent actuellement près de 175.000 demandeurs d'asile, le plan vise une répartition maximum, avec un objectif de 2,5 demandeurs pour 1.000 habitants.Et pour "éviter le vide de l'attente", les demandeurs d'asile seront incités à prendre part à des travaux d'intérêt général, peu ou pas rémunérés. "Il ne s'agira pas d'une concurrence...