Sit-in de soutien aux anciens locataires, place Sassine.
La querelle autour de la loi sur les loyers anciens, récemment amendée par la Chambre dans un sens un peu plus favorable aux locataires, se poursuit, ces derniers considérant les amendements introduits comme des broutilles.
Au moment où le syndicat des propriétaires d'immeuble ancien appelait le président de la République, Michel Aoun, à signer le texte adopté par la Chambre, le comité de soutien aux locataires a de son côté organisé un sit-in à Achrafieh, invitant le chef de l'État à renvoyer la loi au Parlement.
Dans son texte à M. Aoun, le syndicat des anciens propriétaires souligne que l'amendement de la loi « rétablit l'équilibre entre les propriétaires et les locataires dans un cadre de temps qui s'étale sur douze ans à partir de l'entrée en vigueur de la loi en décembre 2014. La nouvelle loi prévoit une augmentation progressive des loyers et protège les personnes à revenus limités. Elle prévoit également une panoplie de solutions entre le propriétaire et le locataire et permet, grâce aux nouveaux loyers qui seront perçus, aux propriétaires d'entreprendre des travaux de restauration des bâtiments qu'ils possèdent ».
Durant leur sit-in de protestation, organisé place Sassine, les membres du comité de soutien aux locataires ont bloqué la route pendant un moment. Appelant le président de la République à renvoyer le texte amendé, ils ont estimé qu'il est « injuste » et qu'il « aura des répercussions négatives sur les anciens locataires et notamment les personnes âgées, qui risquent de perdre leurs maisons et de se retrouver dans la rue ». Un autre sit-in est prévu mardi prochain à Barbir.


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