Les Serbes du nord de Kosovska Mitrovica (nord du Kosovo) ont entamé dimanche la destruction d'un mur érigé sur leur rive de la rivière Ibar, qui divise la ville, comme demandé par Pristina.
Deux bulldozers et plusieurs ouvriers s'attelaient dimanche à la mi-journée à détruire ce mur, a constaté une correspondante de l'AFP.
Il était censé, selon le maire serbe de Mitrovica nord Goran Rakic, protéger de la circulation une zone piétonne nouvellement créée à proximité du pont sur la rivière Ibar qui relie le nord, à majorité serbe, à la partie sud de la ville, quasi exclusivement peuplée d'Albanais.
Pristina voyait dans l'existence de ce mur long d'une centaine de mètres et haut de deux mètres, érigé en janvier 2017, une dimension politique aspirant à faire perdurer les divisons à Kosovska Mitrovica.
Sa destruction, premier signe de détente tangible après plusieurs semaines de vives tensions entre Belgrade et Pristina, est le résultat de pourparlers tenus entre les deux parties mercredi à Bruxelles sous l'égide de l'UE.
"Il s'agit d'un signe extrêmement bon montrant que les deux parties peuvent atteindre un accord lorsque la volonté politique existe", a noté Nataliya Apostolova, représentante de l'UE au Kosovo.
Le 14 janvier, un train de propagande frappé de l'inscription "le Kosovo c'est la Serbie", écrit en une vingtaine de langues, dont l'albanais, parti de Belgrade à destinations de Kosovska Mitrovica ne pouvait laisser Pristina sans réaction.
Le président kosovar Hashim Thaçi y a vu une "provocation délibérée" qui entrerait dans "un vieux scénario de sécession d'une partie du Kosovo", celle où vivent les quelque 100.000 Serbes de ce pays de 1,8 million d'habitants à plus de 90% albanais.
Le Premier ministre serbe Aleksandar Vucic a finalement arrêté avant la frontière.
Auparavant, les Kosovars se sont indignés de l'arrestation en France le 4 janvier, à la demande de la Serbie qui veut le juger pour crimes de guerre, d'un homme qu'ils considèrent comme un héros. L'ex-haut responsable de l'Armée de libération du Kosovo (UCK), Ramush Haradinaj, ne peut rentrer au pays, bloqué en France durant l'examen de la demande des Serbes, qui peut prendre des mois.
En 2011, trois ans après la proclamation d'indépendance de l'ex-province yougoslave non reconnue par Belgrade, Serbie et Kosovo avaient engagé un dialogue sur la normalisation de leurs relations qui a débouché en 2013 sur un accord historique, mais dont l'application traine.
Deux bulldozers et plusieurs ouvriers s'attelaient dimanche à la mi-journée à détruire ce mur, a constaté une correspondante de l'AFP.Il était censé, selon le maire serbe de Mitrovica nord Goran Rakic, protéger de la circulation une zone piétonne nouvellement créée à proximité du pont sur la rivière Ibar qui relie le nord, à majorité serbe, à la partie sud de la ville, quasi exclusivement peuplée d'Albanais.Pristina voyait dans l'existence de ce mur long d'une centaine de mètres et haut de deux mètres, érigé en janvier 2017, une dimension politique aspirant à faire perdurer les divisons à Kosovska Mitrovica.Sa...

