Du 27 au 29 janvier, la ville de Nîmes a accueilli le Festival de la biographie. Un gratin de biographes de renom était présent au grand bonheur d'un public curieux et passionné de culture. À l'honneur, deux auteures libanaises dont l'œuvre témoigne d'un travail méticuleux et de longue haleine : Vénus Khoury Ghata et Carmen Boustani.
À la place de Nîmes, les gens se bousculent pour assister au Festival de la biographie qui se déroulait dans un hôtel nîmois. Enfants, jeunes et seniors ont afflué au patio à la recherche d'une histoire où s'embarquer et d'une discussion, quelque éphémère soit-elle, avec des auteurs fiers et souriants derrière leurs piles de livres dont les couvertures ne se sont pas encore départies de l'odeur de l'imprimerie.
Deux écrivaines libanaises sont sorties du lot et ont présenté avec brio leurs œuvres biographiques. Vénus Khoury Ghata, figure de proue de la littérature francophone libanaise, a présenté son roman biographique, intitulé Derniers jours de Mandelstam, sur le poète russe mort dans les camps de déportation sous Staline. Avec son verbe vibrant d'émotion, elle s'est confiée au public et a dévoilé l'état d'osmose qui l'a unie avec ce poète dont les vers lui parvenaient d'outre-tombe par échos vibrant de pathos.
Carmen Boustani, lauréate du Prix Phoenix de la littérature et professeur des universités, a rendu hommage, dans son roman Andrée Chédid, à la femme qui l'a adoptée littérairement pendant un demi-siècle d'amitié. Le sourire aux lèvres, elle confie : « Elle s'est toujours tournée vers moi. Le temps est venu pour que je me tourne vers elle. »
Forte présence libanaise dans un petit festival de province où un air d'Orient a soufflé !
Maya KHADRA
Culture - De Part Et D’Autre - Littérature
Le Liban au cœur du Festival de la biographie à Nîmes
OLJ / le 02 février 2017 à 00h40


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