Le mufti de la République a reçu hier la visite de l’ambassadeur de Grande-Bretagne, Hugo Shorter.
Plusieurs personnalités libanaises ont vivement stigmatisé hier l'attaque perpétrée dimanche contre le Centre culturel islamique de Québec pendant la prière.
Sur son compte Twitter, le Premier ministre, Saad Hariri, qui a condamné l'attentat, a souligné que « le terrorisme ne relève d'aucune religion », alors que le mufti de la République, cheikh Abdellatif Deriane, dénonçait « une agression flagrante contre l'islam, les musulmans et la dignité humaine ». « Cet acte criminel porte atteinte à toutes les religions qui prônent la tolérance, la miséricorde et le respect de l'autre », a dit le mufti qui a reçu dans la journée l'ambassadeur de Grande-Bretagne, Hugo Shorter.
Le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, a vu dans la fusillade « un acte lâche à l'antipode des enseignements de toutes les religions et des coutumes ». Il a appelé à « une coopération de tous pour identifier les coupables et leur infliger les sanctions les plus sévères ».
L'uléma, cheikh Ali Fadlallah, a affirmé redouter que la fusillade de Québec et « les attaques auparavant contre des musulmans aux États-Unis ne soient le fruit du climat de mobilisation provocatrice contre l'autre, entretenu par des responsables américains et européens, avec, à leur tête, le président américain Donald Trump ». Cheikh Fadlallah a vivement critiqué « les déclarations et les positions du chef de l'État américain, notamment sa décision d'interdire l'entrée de ressortissants arabes et musulmans aux États-Unis, et ses insinuations sur les liens de l'islam avec le terrorisme ».
Après avoir rejeté ces accusations, il a appelé à un dialogue « ouvert avec toutes les parties en Occident », ainsi qu'à « une initiative sérieuse internationale pour examiner en profondeur les raisons de la peur, de l'inquiétude et de la tension qui s'emparent du monde, avec l'exacerbation des éléments de haine, de racisme et de terrorisme ».


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