« Si je ne me croyais pas capable de gagner, je ne serais pas revenu, j’ai trop de fierté », assure Tiger Woods. Christian Petersen/Getty Images/AFP
Après un premier galop d'essai plutôt convaincant début décembre aux Bahamas, Tiger Woods revient aux affaires dans son jardin de Torey Pines, à San Diego (Californie), lui qui s'est arrêté pendant 15 mois mais vise toujours un seul objectif : la victoire.
C'est dans un long message sur son site Internet que Woods s'est manifesté en début d'année, pour ses vœux à ses fans et pour faire un petit point sur sa situation, à l'aube d'une saison où il rêve d'un 15e titre majeur. « Je travaille dur pour affiner mon jeu en 2017, et mon but est simple : gagner. La victoire vient d'elle-même », a lancé le golfeur le plus célèbre de la planète, qui n'a disputé qu'un seul tournoi en 18 mois, mais dont le programme s'est rempli pour les cinq semaines à venir. Après San Diego, Woods se rendra dans cinq jours dans le Golfe pour le Omega Dubaï Desert Classic (circuit européen EPGA), puis retour au circuit PGA à Pacific Palisades (Californie) pour le Genesis Open (16-19 février) et, enfin, Palm Beach Gardens (Floride) pour le Honda Classic (23-26 février).
À 41 ans, la question du physique de Tiger Woods se pose légitimement, lui qui a été opéré du dos à trois reprises entre 2014 et 2015. Il a avoué avoir eu des doutes quant à un retour sur les parcours de golf. « Il y a eu des moments où je me suis demandé si je pourrai un jour retoucher un club de golf et jouer avec mes enfants », a-t-il expliqué avant le début du Farmers Insurance Open. Le lauréat de 79 tournois PGA reste toutefois optimiste sur ses capacités : « Je me sens assez fort pour assumer cette charge de travail. »
Aujourd'hui, il retrouve donc les greens de Torey Pines, son jardin où il a commencé sa carrière PGA, et s'est imposé à sept reprises (1999, 2003, 2005, 2006, 2007, 2008 et 2013), un record pour le tournoi californien. Et il y codétient également, avec George Burns, la meilleure carte sur une journée (22 sous le par) et le meilleur score sur 4 tours (266). Torey Pines semble donc l'endroit rêvé pour un retour de Tiger Woods, conforté par les quelques jours de compétition début décembre aux Bahamas pour le Hero World Challenge à Albany. Certes, il n'y avait que 18 participants, mais il y a bouclé le 2e tour à la 3e place, avec une carte de 65 (7 sous le par). « Si je ne me croyais pas capable de gagner, je ne serais pas revenu, j'ai trop de fierté », avait-il même asséné à l'époque.
De là à aller chercher les deux records dans son viseur – ceux de Jack Nicklaus avec 18 victoires en grand chelem et de Sam Snead avec ses 81 titres PGA –, il y a encore un monde. Au cours de son absence de près d'un an et demi, le circuit a continué à se densifier et se diversifier. Pour preuve, les quatre tournois du grand chelem ont sacré quatre golfeurs différents. Et le début de saison a vu l'explosion d'un nouveau phénomène, Justin Thomas, lauréat de trois des quatre tournois auxquels il a participé, avec en prime une carte record (253) pour un tournoi PGA.
Woods, dont le dernier succès dans un tournoi majeur remonte à 2008 et la dernière victoire PGA à 2013, a dans un coin de sa tête le Masters, 1re levée du grand chelem, du 6 au 9 avril. Avant cela, le Farmers Insurance Open sera un 1er test, avec un plateau royal : 2 vainqueurs de majeurs en 2016, Dustin Johnson et Jimmy Walker, le tenant du titre Brandt Snedecker ou encore le champion olympique Justin Rose.
(Source : AFP)


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