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Pologne : le Parlement toujours paralysé

Le parlement polonais n'a pas pu reprendre mercredi ses travaux, en raison de la poursuite de l'occupation de l'hémicycle par les députés de l'opposition, a constaté un journaliste de l'AFP.

Dans la matinée, le groupe parlementaire de la Plateforme civique (PO, opposition) a proposé un ajournement des travaux jusqu'au 18 janvier, le temps de trouver une solution. Le parti Droit et Justice (PiS, au pouvoir) s'est dit prêt à accepter cette proposition, à condition toutefois que les députés de l'opposition quittent l'hémicycle.

La Pologne vit depuis quatre semaines une crise parlementaire sans précédent. Des députés de l'opposition occupent l'hémicycle depuis le 16 décembre, initialement en signe de protestation contre des tentatives du pouvoir de restreindre drastiquement les libertés de la presse parlementaire, puis contre le vote "illégal", selon eux, du budget 2017. Lundi et mardi, des négociations initiées par le parti Droit et Justice de Jaroslaw Kaczynski se sont soldées par un échec.

Mercredi, les médias n'ont pas été autorisés à accéder à la tribune de presse, tout comme les sénateurs de l'opposition à qui les gardes parlementaires ont barré l'accès. Les députés de PO transmettent en direct sur le réseau social Facebook ce qui se passe au parlement (https://www.facebook.com/PlatformaObywatelska/?fref=ts).

Le mouvement de défense de la démocratie KOD et d'autres organisations citoyennes devaient manifester mercredi l'après-midi devant le parlement en soutien aux députés de l'opposition.

L'opposition veut que le vote sur le budget 2017, que le PiS a transféré le 16 décembre dans une salle annexe suite à l'occupation de l'hémicycle, soit répété. Elle estime également que la dernière session du parlement a été "interrompue" et non pas close, comme l'affirme le PiS. Le PiS juge au contraire ce vote légal et veut entamer une nouvelle session du Parlement.
Début janvier, M. Kaczynski a qualifié cette occupation de tentative de "putsch", "une tentative sérieuse de paralyser le pouvoir par la force, d'une manière non démocratique".

Dès leur arrivée au pouvoir après les législatives d'octobre 2015, les dirigeants du PiS ont ouvert plusieurs fronts, notamment contre le Tribunal constitutionnel et les médias, suscitant des inquiétudes pour l'Etat de droit en Pologne au niveau du Conseil de l'Europe et de la Commission européenne.

Le parlement polonais n'a pas pu reprendre mercredi ses travaux, en raison de la poursuite de l'occupation de l'hémicycle par les députés de l'opposition, a constaté un journaliste de l'AFP.Dans la matinée, le groupe parlementaire de la Plateforme civique (PO, opposition) a proposé un ajournement des travaux jusqu'au 18 janvier, le temps de trouver une solution. Le parti Droit et Justice (PiS, au pouvoir) s'est dit prêt à accepter cette proposition, à condition toutefois que les députés de l'opposition quittent l'hémicycle.La Pologne vit depuis quatre semaines une crise parlementaire sans précédent. Des députés de l'opposition occupent l'hémicycle depuis le 16 décembre, initialement en signe de protestation contre des tentatives du pouvoir de restreindre drastiquement les libertés de la presse parlementaire, puis...