La menace de l'islamisme radical en Allemagne est non seulement en progression mais devient aussi de plus en plus dispersée, posant de nouveaux défis aux services de sécurité, a estimé dimanche leur chef, Hans-Georg Maassen.
Dans un entretien à l'agence DPA, ce responsable prend la défense de ses services, mis en accusation depuis l'attentat en décembre sur un marché de Noël à Berlin, revendiqué par le groupe Etat islamique, assurant qu'ils avaient fait tout ce qui était en leur pouvoir.
Selon Hans-Georg Maassen, le nombre de salafistes ou musulmans sunnites fondamentalistes est passé en Allemagne de 3.800 en 2011 à plus de 9.700 aujourd'hui.
"C'est très préoccupant pour nous de voir que cette population non seulement se développe mais aussi se diversifie". Elle n'est pas dominée par seulement quelques personnes, "il y a beaucoup de gens" influents dans cette mouvance et "tous doivent être surveillés", a-t-il expliqué.
"Cela rend les choses plus difficiles pour nous, parce qu'il ne suffit plus de juste surveiller quelques personnes, il nous faut garder à l'oeil plusieurs groupes", a précisé Hans-Georg Maassen.
"Les forces de sécurité, notamment la police, ont fait tout ce qu'elles pouvaient face à la menace représentée par (le Tunisien Anis) Amri", auteur de l'attentat du 19 décembre à Berlin qui a fait 12 morts et des dizaines de blessés. "Nous vivons dans un Etat de droit et le cadre légal doit être respecté", a-t-il ajouté.
Amri, 24 ans, abattu en Italie quelques jours après l'attentat, avait été mis sous surveillance en mars par la police allemande. Celle-ci avait toutefois été levée en septembre, le Tunisien n'étant considéré que comme un petit trafiquant de drogue. Bien que sa demande d'asile ait été rejetée, il n'avait pas été expulsé dans la foulée du pays.
Après l'attentat, la chancelière Angela Merkel avait admis que "le dossier Amri soulevait des questions" et ordonné une réorganisation de la sécurité en Allemagne.
Dans un entretien à l'agence DPA, ce responsable prend la défense de ses services, mis en accusation depuis l'attentat en décembre sur un marché de Noël à Berlin, revendiqué par le groupe Etat islamique, assurant qu'ils avaient fait tout ce qui était en leur pouvoir.
Selon Hans-Georg Maassen, le nombre de salafistes ou musulmans sunnites fondamentalistes est passé en Allemagne de 3.800 en 2011 à plus de 9.700 aujourd'hui."C'est très préoccupant pour nous de voir que cette population non seulement se développe mais aussi se diversifie". Elle n'est pas dominée par seulement quelques personnes, "il...

