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Police du ciel des pays Baltes : les Mirage français cèdent la place aux F-16 néerlandais

Les quatre Mirage 2000 français qui assuraient depuis fin août, dans le cadre de l'Otan, une mission de défense aérienne des pays Baltes ont passé jeudi le relais à quatre F-16 néerlandais, après avoir effectué 23 décollages d'alerte pour identifier et intercepter des avions russes.

Lors d'une brève cérémonie jeudi matin sur la base aérienne de Siauliai, dans le centre de la Lituanie, le commandant du détachement français (105 aviateurs) a remis une clef de bois, symbole de la protection de l'espace aérien des pays Baltes, à son homologue hollandais, a constaté un journaliste de l'AFP.

Depuis 2004, date de leur entrée dans l'Otan, les pays Baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie) ont demandé à l'Alliance atlantique d'assurer leur police du ciel, essentiellement face à l'aviation russe qui se montre particulièrement présente en limite de leur espace aérien, qu'elle se contente toutefois, pour l'instant, d'approcher sans le violer.

Signe des tensions croissantes entre la Russie et ses voisins depuis la crise ukrainienne, les aviateurs français ont été beaucoup plus mobilisés que lors de leurs précédentes missions (cinq fois en Lituanie, une fois en Pologne) dans le cadre de l'opération, baptisée Baltic Air Policing.

A 23 reprises, ils ont décollé en urgence ("Alpha Scramble", en jargon Otan), pour aller approcher à environ 300 mètres d'appareils russes, chasseurs Soukhoï ou appareils de transport Antonov, contre 36 interceptions au total au cours de leur cinq précédents séjours.

Là, ils se sont montrés, pour signifier que l'espace aérien balte, qui n'avait pas été violé, était défendu, ont pris depuis le cockpit des photos des appareils russes puis sont rentrés à la base dès que les avions russes se sont éloignés.

Pendant quatre mois, les aviateurs français ont assuré, 24 heures sur 24, une veille permanente depuis Siauliai : deux pilotes étaient prêts en moins de sept minutes de jour (15 minutes de nuit) à sauter dans le cockpit de leur Mirage 2000-5 pour aller repérer, identifier, photographier et dissuader les appareils russes signalés par les radars de l'Otan comme approchant de l'espace aérien des pays baltes.

Tous les quatre mois, un pays de l'Otan prend en charge le déploiement de quatre appareils sur la base de Siauliai, quatre autres étant opérationnels depuis la base d'Amari en Estonie voisine.
"Les pays Baltes ne sont pas en mesure d'assurer leur sécurité aérienne, par manque d'appareils et de personnels", a indiqué à l'AFP le général Olivier Taprest, commandant de la défense aérienne française, venu pour l'occasion de Paris. "Depuis 2004, l'Otan assure pour eux l'alerte opérationnelle de défense aérienne".

Les quatre Mirage 2000 français qui assuraient depuis fin août, dans le cadre de l'Otan, une mission de défense aérienne des pays Baltes ont passé jeudi le relais à quatre F-16 néerlandais, après avoir effectué 23 décollages d'alerte pour identifier et intercepter des avions russes.
Lors d'une brève cérémonie jeudi matin sur la base aérienne de Siauliai, dans le centre de la Lituanie, le commandant du détachement français (105 aviateurs) a remis une clef de bois, symbole de la protection de l'espace aérien des pays Baltes, à son homologue hollandais, a constaté un journaliste de l'AFP.
Depuis 2004, date de leur entrée dans l'Otan, les pays Baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie) ont demandé à l'Alliance atlantique d'assurer leur police du ciel, essentiellement face à l'aviation russe qui se montre particulièrement...