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Hommage au Dr Faouzi Adaimi

Il y a quarante jours nous quittait le Dr Faouzi Adaimi que j'ai eu la chance de bien connaître. Fondateur d'un hôpital, d'une école, d'une université et d'un centre culturel, l'homme était un visionnaire infatigable, qui échafaudait sans cesse de nouveaux projets. Président du syndicat des hôpitaux du Liban, il voyait grand, avait de vastes ambitions pour le Liban qu'il considérait comme un pôle médical au Moyen-Orient et défendait avec ferveur les intérêts de son pays sur la scène régionale en tant que président de l'Union des hôpitaux arabes dont il fut le fondateur. Suivant le précepte de Saint-Exupéry : « Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve une réalité », il fit de son existence un beau rêve et de ses rêves une réalité.
Féru de musique, de peinture et de lecture, il donna, avec l'aide précieuse de son épouse Lotti, un rayonnement national au Kulturzentrum dont il suivait la programmation avec passion. Très attaché à l'Allemagne (il créa l'Association libano-allemande) et à l'Europe (il fonda l'Union libano-européenne), il œuvra jusqu'au bout en faveur du dialogue interculturel. Respecté de tous, l'homme comptait un nombre incalculable d'amis aux quatre coins du Liban et tutoyait toutes les personnalités influentes du pays. Il avait l'humour très fin et un rire communicatif ; sa mémoire prodigieuse emmagasinait des anecdotes et des souvenirs qu'il se plaisait à raconter avec verve et qu'il a consignés dans Compte à rebours, un livre à paraître bientôt en arabe et en français. On y découvre son enfance à Jounieh, endeuillée par la mort prématurée de son père, son attachement viscéral au Kesrouan, son parcours de gynécologue, sa rencontre avec la femme de sa vie, son amour pour ses enfants, et tous les combats humanitaires et éducatifs qu'il a menés, notamment pendant la période de la guerre.
« La mort est comme une anesthésie, disait-il. N'ayons pas peur d'elle : c'est le sentiment d'un repos éternel après une lutte continue – qui est l'honneur de notre vie. » Sa disparition laissera un grand vide. Mais sa famille, nourrie de ses valeurs et de son enthousiasme contagieux, saura garder très haut l'étendard de l'excellence qu'il a hissé avec foi et détermination.

Il y a quarante jours nous quittait le Dr Faouzi Adaimi que j'ai eu la chance de bien connaître. Fondateur d'un hôpital, d'une école, d'une université et d'un centre culturel, l'homme était un visionnaire infatigable, qui échafaudait sans cesse de nouveaux projets. Président du syndicat des hôpitaux du Liban, il voyait grand, avait de vastes ambitions pour le Liban qu'il considérait comme un pôle médical au Moyen-Orient et défendait avec ferveur les intérêts de son pays sur la scène régionale en tant que président de l'Union des hôpitaux arabes dont il fut le fondateur. Suivant le précepte de Saint-Exupéry : « Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve une réalité », il fit de son existence un beau rêve et de ses rêves une réalité.Féru de musique, de peinture et de lecture, il donna, avec l'aide précieuse de...