Le directeur général de la Sûreté nationale, Abderrahmen Belhaj Ali, nommé il y a un an dans le cadre d'une réorganisation de l'appareil sécuritaire en Tunisie, a démissionné jeudi pour "raisons personnelles", a indiqué le ministère de l'Intérieur.
Le bref communiqué du ministère ne fournit aucune autre indication sur le motif du départ --inattendu-- de ce cadre réputé pour sa connaissance des dossiers et son expérience. Ancien directeur général de la sécurité présidentielle sous le régime de Zine el Abidine Ben Ali, puis diplomate, M. Belhaj Ali avait été rappelé au ministère de l'Intérieur le 1er décembre 2015, à la demande du Premier ministre d'alors Habib Essid, alors qu'il se trouvait à la retraite. Sa nomination faisait partie d'une vaste réorganisation de l'appareil sécuritaire opérée dans la foulée de l'attentat suicide du 24 novembre 2015 perpétré en plein Tunis contre un bus de la sécurité présidentielle.
Douze agents avaient été tués dans cet attentat revendiqué par le groupe extrémiste Etat islamique (EI), déjà auteur quelques mois plus tôt d'attaques meurtrières au musée du Bardo et à Sousse (est). La Tunisie a également été frappée en mars par une série d'attaques contre des installations sécuritaires à Ben Guerdane, près de la frontière libyenne, qui avaient fait 20 morts (13 membres des forces de l'ordre et sept civils). Au moins 55 jihadistes avaient été tués dans la riposte.
Une accalmie a été observée depuis, même si l'état d'urgence décrété après l'attentat suicide de Tunis reste en vigueur. Le nom du remplaçant de M. Belhaj Ali n'a pas été communiqué.
Depuis la révolution de 2011, la Tunisie fait face à l'essor d'une mouvance jihadiste armée responsable de la mort de plus d'une centaine de soldats et de po
Le bref communiqué du ministère ne fournit aucune autre indication sur le motif du départ --inattendu-- de ce cadre réputé pour sa connaissance des dossiers et son expérience. Ancien directeur général de la sécurité présidentielle sous le régime de Zine el Abidine Ben Ali, puis diplomate, M. Belhaj Ali avait été rappelé au ministère de l'Intérieur le 1er décembre 2015, à la demande du Premier ministre d'alors Habib Essid, alors qu'il se trouvait à la retraite. Sa nomination faisait partie d'une vaste réorganisation de l'appareil sécuritaire opérée dans la...

