Cristiano Ronaldo et ses quatre Ballons d’or : de haut en bas et de gauche à droite : en 2008, 2013, 2015 et 2016. Le Portugais n’est plus qu’à un trophée de son « meilleur ennemi » Lionel Messi. Peut-être dès la saison prochaine ? Frank Segun/AFP
Il était le grandissime favori : Cristiano Ronaldo a raflé son quatrième Ballon d'or, récompensant une incroyable année marquée par son nouveau sacre en Ligue des champions avec le Real Madrid et le premier titre international du Portugal lors de l'Euro 2016.
Ronaldo, Messi, Ronaldo, Messi... Les deux hommes confisquent la distinction suprême depuis 2008, mais comment ne pas la remettre à « CR7 » cette fois ? Il a lui-même salué « sa meilleure saison au niveau individuel et collectif » et une « année fantastique », dans un entretien avec le quotidien espagnol Marca mi-octobre.
Le mode de désignation du Ballon d'or a changé cette année. Ce n'est plus la Fifa qui remet le trophée, mais le journal France Football, comme par le passé, après le vote de journalistes de 173 pays. Le résultat est le même qu'en 2008, 2013 ou 2014. Ronaldo, 31 ans, décroche pour la quatrième fois la prestigieuse récompense.
Au palmarès, il reste derrière Lionel Messi, ce qui doit sans doute agacer le Portugais, redoutable compétiteur. Son rival du FC Barcelone et de l'Argentine a en effet été sacré à cinq reprises (2009, 2010, 2011, 2012, 2015).
Mais même si Messi a remporté le doublé coupe-championnat d'Espagne avec le Barça, il n'y avait pas match cette année. Le 28 mai, CR7 a remporté la troisième Ligue des champions de sa carrière, la deuxième avec le Real (2014 et 2016), pour compléter celle glanée avec Manchester United (2008).
Ronaldo a également terminé meilleur buteur de l'épreuve pour la quatrième saison consécutive, avec 16 buts en 12 matchs, et il détient toujours le record de buts inscrits dans la compétition européenne (96 en comptant les tours préliminaires).
La première du Portugal
Surtout, moins de deux mois plus tard, un 10 juillet au Stade de France, le capitaine portugais a gagné le premier trophée international de l'histoire de son pays, l'Euro 2016, face à la France, grâce à un petit but d'Eder dans les arrêts de jeu. Tout cela dans un scénario incroyable pour lui. Une sortie sur blessure, en larmes, dès la 25e minute. Puis son retour sur le bord du terrain, pour haranguer les siens et donner les consignes, tel un entraîneur.
La deuxième place est revenue comme il se doit à Messi, et la troisième revenait à Antoine Griezmann. Le Français a perdu deux matches cruciaux contre CR7... en finale de Ligue des champions pour Real-Atletico Madrid, et donc en finale de l'Euro.
Griezmann n'a que 25 ans et l'avenir devant lui. Et comme il en convient lui-même, il a terminé derrière « deux monstres », Ronaldo et Messi, encore inaccessibles cette année.
Son compatriote Paul Pogba, devenu le joueur le plus cher de l'histoire cet été avec un transfert à 105 millions d'euros, hors bonus, de la Juventus Turin à Manchester United, a fini 14e (il était 22e puis 15e les deux années précédentes).
Chez les deux autres Français du top 30, Dimitri Payet a terminé 17e et Hugo Lloris n'a pas recueilli de voix.
« Golden boy »
Cristiano Ronaldo est donc bien cette année le « golden boy », la figure hyperbolique du footballeur, avec son incontestable réussite et son impressionnant palmarès. Mais aussi ses côtés caricaturaux, son goût du bling-bling, des photos torse nu et son apparence ultra travaillée.
Avec 88 millions de dollars (près de 80 millions d'euros) de revenus en 2016, il est aussi le sportif le mieux payé de la planète selon le magazine Forbes. Il vient d'ailleurs d'être cité dans le scandale des « Football Leaks », accusé par un consortium de douze médias européens d'avoir dissimulé « 150 millions d'euros dans les paradis fiscaux, grâce à des montages offshore passant par la Suisse et les îles Vierges britanniques ».
Gestifute, la société de son agent Jorge Mendes, avait pris les devants, et affirmé que la star était parfaitement en règle avec le fisc espagnol.
« Qui ne doit rien ne craint rien », s'est contenté de balayer Ronaldo. Avant de poser son 4e Ballon d'or sur sa cheminée.
(Source : AFP)
Lewandowski n'a pas aimé, et l'a fait savoir
Le Ballon d'or ? Une mascarade pour le Polonais Robert Lewandowski, la star et serial buteur du Bayern Munich, seulement 16e du classement, qui l'a fait savoir sur Twitter, à coups de smileys moqueurs.
Parfois, même sans mots, le message est clair. Après la remise du trophée, le Polonais a adressé un tweet directement au magazine français France Football, organisateur du Ballon d'or, en mentionnant le compte Twitter de celui-ci, simplement suivi de quatre smileys représentant un visage hilare pleurant de rire.
Dans un autre tweet écrit en réponse à un journal sportif polonais qui saluait son premier commentaire, il a ajouté deux mots : « le cabaret », se moquant, en français dans le texte, de la cérémonie récompensant les meilleurs joueurs du monde, que le Portugais Cristiano Ronaldo a remportée pour la quatrième fois.
L'agent du joueur, Maik Barthel, a ensuite pris le parti de l'international polonais, toujours sur Twitter. « S'agit-il d'experts ou de patriotes qui s'occupent de ce vote ? » a-t-il questionné en mentionnant les comptes de France Football et de la Fifa.
La star du Bayern avait pourtant confirmé cette année sa place parmi les meilleurs attaquants du monde avec 42 buts toutes compétitions confondues la saison dernière, et déjà 19 dans l'exercice actuel.
Mais il a échoué à figurer dans le top 10 du classement bâti par 173 journalistes du monde entier et organisé par l'hebdomadaire France Football.
Lewandowski, 4e du Ballon d'or 2015, n'a même pas obtenu le meilleur classement parmi les joueurs du Bayern, et encore moins parmi ses concurrents de la Bundesliga. En effet, son partenaire chilien Arturo Vidal, 14e, et la star gabonaise de Dortmund Pierre-Emerick Aubameyang, 11e, l'ont devancé.
(Source : AFP)


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