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La Grèce "prête à tourner la page" de la crise (Moscovici)

La Grèce est "enfin prête à tourner la page" de la crise, a estimé le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, dans un entretien publié dimanche en Grèce à la veille de sa visite.

Dans cet entretien au quotidien de centre gauche Ethnos, le commissaire français juge "totalement réalisable" un accord "ces prochains jours" entre la Grèce et ses créanciers UE et FMI sur la nouvelle batterie de réformes, en particulier du marché du travail, réclamée au pays pour le garder sous perfusion financière.

Il explique venir à Athènes, où il doit notamment s'entretenir lundi avec le Premier ministre Alexis Tsipras pour "encourager le gouvernement à faire le nécessaire" dans cette dernière ligne droite.

En cas d'accord, et de mise en oeuvre par la Grèce des réformes demandées, "les conditions sont adéquates" pour que la question d'un allègement de l'abyssale dette publique du pays soit discutée lors de la prochaine réunion des ministres des Finances de la zone euro, le 5 décembre, ajoute M. Moscovici.

Il prévoit par ailleurs une "vive discussion" lors de ce rendez-vous sur la question d'un relâchement de l'austérité dans la zone euro, et d'une réduction des excédents allemands, interrogé sur le refus de Berlin de démordre de son hyper-orthodoxie budgétaire.

Sous pression d'un électorat lassé de six ans de récession et d'austérité, le Premier ministre grec de gauche s'est fixé pour objectif de décrocher le 5 décembre des mesures à court terme d'allègement de la dette. Il réclame aussi l'ouverture des discussions avec l'UE et le FMI, dont le principe a été convenu en mai, sur une feuille de route de désendettement à plus long terme.

Les discussions entre la Grèce et ses bailleurs de fonds continuent toutefois de buter sur l'ampleur des mesures de dérégulation du marché du travail prescrites, Athènes accusant le FMI de surenchère libérale en violation de l'acquis social européen.

Une autre pomme de discorde oppose cette fois Athènes à la zone euro sur le montant des excédents primaires (hors service de la dette) assigné au pays à partir de 2018. Athènes réclame une révision à la baisse de l'objectif fixé de 3,5% du PIB, jugé irréaliste par le FMI et nombre d'économistes, mais sur ce point, M. Moscovici oppose une fin de non-recevoir. "Cet objectif a été confirmé en mai", souligne-t-il.

La Grèce est "enfin prête à tourner la page" de la crise, a estimé le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, dans un entretien publié dimanche en Grèce à la veille de sa visite.Dans cet entretien au quotidien de centre gauche Ethnos, le commissaire français juge "totalement réalisable" un accord "ces prochains jours" entre la Grèce et ses créanciers UE et FMI sur la nouvelle batterie de réformes, en particulier du marché du travail, réclamée au pays pour le garder sous perfusion financière.Il explique venir à Athènes, où il doit notamment s'entretenir lundi avec le Premier ministre Alexis Tsipras pour "encourager le gouvernement à faire le nécessaire" dans cette dernière ligne droite.En cas d'accord, et de mise en oeuvre par la Grèce des réformes demandées, "les conditions sont...