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Kurdes et chiites se coordonnent à l'ouest de Mossoul

Reuters
24/11/2016

Miliciens chiites et combattants kurdes sont convenus de coordonner leurs mouvements à l'ouest de Mossoul après l'encerclemnt de fait de la grande ville du nord de l'Irak, encore aux mains de l'organisation Etat islamique (EI).

Un accord en ce sens a été conclu mercredi entre des commandants des peshmergas déployés à Sindjar, à l'ouest de Mossoul, et Hadi al Amin, chef de l'Organisation Badr, la plus forte composante des Hachid Chaabi (Comités de mobilisation populaire), des chiites soutenus par l'Iran.

"Al Amin est venu ici afin de coordonner avec nous", a déclaré jeudi le maire de Sindjar, Mahma Xelil. "Cette coordination est nécessaire pour empêcher l'EI de déplacer son équipement et ses hommes", a-t-il ajouté. Les peshmergas ont repris Sindjar il y a un an.

Mercredi, les miliciens chiites ont dit avoir opéré la jonction avec les peshmergas à l'ouest de Mossoul, parachevant son encerclement et celui aussi de la ville de Tal Afar, à 60 km, non loin de la frontière syrienne.

Les djihadistes de l'EI continuent en revanche de contrôler la route reliant Mossoul à Tal Afar et les en chasser est le prochain objectif des Hachid Chaabi.

Les combats autour de Tal Afar, ville à majorité turkmène, ont provoqué le départ de milliers d'habitants, ce qui inquiète les organisations d'aide humanitaire. Environ 3.000 familles, des sunnites, ont quitté la ville.

L'arrivée des miliciens des Hachid Chaabi a effrayé la population sunnite. Les milices chiites ont été accusées d'avoir torturé des civils sunnites ailleurs en Irak cette année dans des secteurs qu'elles avaient aidé à reprendre.

La bataille pour la reconquête de Mossoul, tombée aux mains de l'EI en juin 2014, est maintenant dans son deuxième mois.

Face à l'offensive lancée le 17 octobre, avec le soutien d'une coalition conduite par les Etats-Unis, les combattants de l'EI ont progressivement évacué les zones autour de Mossoul pour se retrancher dans la ville, où les unités d'élite du Service de contre-terrorisme (CTS) sont entrées il y a trois semaines.

Plus de 68.000 personnes ont été déplacées vers des secteurs tenus par l'armée, selon une évaluation des Nations unies. Mais ce chiffre n'englobe pas les dizaines de milliers de personnes contraintes d'accompagner les djihadistes pour couvrir leur retraite en direction de Mossoul.

Pas plus qu'il n'inclut les 3.000 familles ayant quitté Tal Afar.

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