Des ébauches jamais reproduites de poèmes émouvants composés par Apollinaire lors de son incarcération à la prison de la Santé, en 1911.
Poète ou dessinateur ? Guillaume Apollinaire a été les deux, bien sûr... Pour s'en convaincre, la publication de 150 fac-similés de lettres manuscrites et calligrammes de l'artiste montre comment l'auteur d'Alcools mêlait intimement écriture et arts visuels.
Les deux brouillons de Lettre-Océan reproduits dans le livre Apollinaire, lettres, calligrammes, manuscrits, coédité par Textuel et la BnF (Bibliothèque nationale de France), sont à cet égard significatifs : formes circulaires et rayonnantes côtoient des éléments écrits. Il donne autant à voir qu'à lire. Publié pour la première fois en juin 1914, ce poème est considéré comme le premier « idéogramme lyrique » du poète.
L'ouvrage rassemble les premiers vers de collégien de celui qui s'appelle alors Wilhelm de Kostrowitzky et les œuvres novatrices du poète-combattant de la Grande Guerre. L'ensemble, classé par ordre chronologique, est commenté par le Britannique Peter Read, l'un des meilleurs spécialistes d'Apollinaire.
Parmi les œuvres reproduites pour la première fois, il y a la première version manuscrite de Zone (1912), poème-manifeste considéré comme « la matrice du modernisme », qui inspira notamment James Joyce ou Allen Ginsberg.
On trouve également reproduite pour la première fois en couleur la carte postale d'un bleu éclatant adressée par le poète en novembre 1905 à son ami Picasso. Le seul message de cette carte est une première version de deux des poèmes emblématiques d'Alcools : Crépuscule et Saltimbanques.
Le livre de 264 pages, vendu 55 euros, contient les ébauches, jamais reproduites également, de poèmes émouvants composés par Apollinaire lors de son incarcération à la prison de la Santé en 1911, après le vol de la Joconde. Le poète s'identifie à Villon et Verlaine.
Engagé volontaire, les poumons abîmés par les gaz toxiques, grièvement blessé à la tête par un éclat d'obus, terrassé deux jours avant l'armistice par la pandémie de grippe espagnole, déclaré « mort pour la France », Apollinaire avait reçu la croix de guerre en 1917. De cette médaille, il réalisa un calligramme magnifique. Le poème a la forme de la récompense. « Ô croix de dévouement/ Pour une cause chère/ Ô croix de lourd tourment/ Ô croix d'humble misère. »
(Source : AFP)


DE MON RECUEIL -LES DIATRIBES- CE PETIT SONNET A L,HONNEUR DE CE POETE. GUILLAUME APOLLINAIRE DANS UNE LIBRAIRIE, EN UN COIN DE PARIS, J,ACQUIS LE RECUEIL : LES AMOURS D,APOLLINAIRE. JE L,AI LU MAINTES FOIS, ENCOR JE LE RELIS, MALGRE QU,ECRIT EN VERS QUE JE N,APPROUVE GUERE. DANS MA BIBLIOTHEQUE IL EST PRESENT DEPUIS. JE LE PARCOURS SOUVENT, QUAND JE SUIS SOLITAIRE. LE POETE, EN CHANTANT SES FLIRTS ET SES ENNUIS, INFUSE AUX TENDRES COEURS UNE FRAGRANCE CHERE. IL PARLE DE SA DOUCE ET BELLE MADELEINE, DE SES MOMENTS HEUREUX ET DE SA GRANDE PEINE. SES CHANTS HARMONIEUX BOULEVERSENT L,ESPRIT ; NON PAS CAR IL DEPEINT SE BIEN-AIMEE AMANTE ; IL LE FAIT DE FACON VOLUBILE ET CHARMANTE, EN SOUFFLES INSPIRES, PAR LA MUSE INFLECHI !
08 h 51, le 21 novembre 2016