La Turquie en a assez de la condescendance des Européens dans les négociations sur la candidature turque à l'Union européenne, a déclaré mardi son ministre des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, qui recevait son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier.
"Nous en avons vraiment assez de ces déclarations dégradantes pour la Turquie. Les critères (d'adhésion) sont clairs, mais il y a cette approche en deux poids, deux mesures et hypocrite. C'est ce que nous n'aimons pas", a-t-il dit lors d'une conférence de presse commune.
Le chef de la diplomatie turque a observé qu'en onze ans de négociations, les perspectives d'adhésion n'avaient jamais semblé aussi éloignées.
L'UE est en terrain glissant dans ses relations avec Ankara: d'un côté, les Européens ont besoin de l'aide de la Turquie pour bloquer l'arrivée de réfugiés et de migrants; de l'autre, ils sont alarmés par la répression menée par les autorités turques depuis le coup d'Etat manqué du 15 juillet dernier.
Rendant compte de leurs discussions - qui n'étaient "pas très faciles", a-t-il reconnu -, Steinmeier a indiqué de son côté qu'il avait relayé "les inquiétudes qui sont les nôtres quant aux nombreuses arrestations, aux arrestations de masse, et à la liberté de pensée et la liberté de la presse".
Plus de 110.000 personnes ont été limogées et suspendues depuis le putsch manqué et quelque 36.000 personnes arrêtées tandis que des médias étaient fermés d'autorité.
Signe de la tension, quand le micro circulant dans la salle a été coupé alors qu'un journaliste allemand tentait de poser une question, Cavusoglu, maniant l'ironie, a déclaré: "Pas de liberté des médias ici, c'est pour ça."
"Nous en avons vraiment assez de ces déclarations dégradantes pour la Turquie. Les critères (d'adhésion) sont clairs, mais il y a cette approche en deux poids, deux mesures et hypocrite. C'est ce que nous n'aimons pas", a-t-il dit lors d'une conférence de presse commune.
Le chef de la diplomatie turque a observé qu'en onze ans de négociations, les perspectives d'adhésion n'avaient jamais semblé aussi éloignées.
L'UE est en terrain glissant dans ses relations avec Ankara: d'un côté, les Européens ont besoin de l'aide de la Turquie pour bloquer l'arrivée de...


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