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Le chef de la diplomatie allemande s'attend à des temps "plus difficiles" avec Trump

Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier a dit mercredi s'attendre à des temps "plus difficiles" sur le plan international avec l'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump.

"Rien ne va être plus simple, beaucoup de choses vont devenir plus difficiles", a-t-il déclaré à la presse à Berlin, disant s'attendre notamment à ce que "les États-Unis prennent plus souvent des décisions seuls" sur les questions internationales, sans se concerter avec leurs partenaires.
"Donald Trump a eu durant la campagne électorale des propos critiques non seulement à l'encontre de l'Europe mais aussi précisément à l'encontre de l'Allemagne", a ajouté M. Steinmeier, en référence au soutien apporté par le nouveau président élu américain aux partisans du Brexit et aux critiques exprimées contre la politique d'ouverture aux migrants d'Angela Merkel.
"Je pense que nous devons nous attendre à ce que la politique étrangère américaine devienne dans les prochains temps moins prévisible"", a ajouté le responsable social-démocrate, appelant à ne pas sacrifier "la relation transatlantique" qui constitue "un fondement de l'Occident".

Le ministre allemand a dès lors jugé que l'Europe, qui fait aussi face à une montée des populismes et de l'extrême droite "doit rester un bastion de la raison".
Il a enfin jugé qu'il ne serait "pas facile de panser les profondes blessures" au sein de la société américaine causées par la campagne électorale.
M. Steinmeier avait eu lui-même durant la campagne aux Etats-Unis des mots très durs à l'encontre Donald Trump, qu'il avait qualifié de "prédicateur de haine".

La ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, membre du parti conservateur (CDU) de la chancelière, a parlé pour sa part d'un "choc sévère" après la résultat de l'élection présidentielle américaine. "Même si cette campagne a été imprégnée par le dénigrement et la division, il s'agit d'un scrutin démocratique et nous devons faire face aux réalités", a-t-elle ajouté.

La ministre de la Défense a dit s'attendre à ce que Donald Trump, qui a indiqué vouloir privilégier les intérêts de son pays, demande aux pays partenaires de l'Otan: "que faites-vous pour l'Alliance?". "Mais nous allons aussi de notre côté demander: quelle est votre position à l'égard de l'Alliance" atlantique?, a-t-elle prévenu.

Durant la campagne électorale, Donald Trump avait déclenché une polémique en laissant entendre que l'engagement militaire des Etats-Unis au côté de ses alliés européens, pour répondre à une éventuelle agression russe contre ses voisins, dépendrait des moyens mis au pot commun par les Européens.

Ces propos semblaient remettre en question l'article 5 du Traité de Washington qui a posé en 1949 les fondements de l'Otan, et qui stipule que si un pays membre est victime d'une attaque armée, tous les autres l'aideront.

Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier a dit mercredi s'attendre à des temps "plus difficiles" sur le plan international avec l'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump.
"Rien ne va être plus simple, beaucoup de choses vont devenir plus difficiles", a-t-il déclaré à la presse à Berlin, disant s'attendre notamment à ce que "les États-Unis prennent plus souvent des décisions seuls" sur les questions internationales, sans se concerter avec leurs partenaires."Donald Trump a eu durant la campagne électorale des propos critiques non seulement à l'encontre de l'Europe mais aussi précisément à l'encontre de l'Allemagne", a ajouté M. Steinmeier, en référence au soutien apporté par le nouveau président élu américain aux partisans du Brexit et aux critiques exprimées contre la politique d'ouverture...