Andy Murray a détrôné l’indéboulonnable Novak Djokovic de sa place de n° 1 mondial au classement ATP. Miguel Medina/AFP
Le tennis a un nouveau patron, Andy Murray, parvenu samedi à la 1re place mondiale pour la première fois de sa carrière... sans jouer : un paradoxe pour un champion qui a toujours forcé le respect par sa ténacité sur le court.
Depuis la défaite de Novak Djokovic en quarts, Murray (29 ans) n'avait plus que la demi-finale du Masters 1 000 de Paris-Bercy, contre Milos Raonic, à gagner. Mais Raonic, touché à la cuisse la veille contre Jo-Wilfried Tsonga, a déclaré forfait. « Évidemment, je ne pensais pas que ça allait se passer comme ça ! Mais cette place de n° 1 ne s'est pas jouée en une semaine. J'aurais aimé l'obtenir sur le court, mais c'est l'aboutissement de nombreuses années de travail », a réagi Murray, qui succède donc à Djokovic, sur le trône depuis juillet 2014.
Andy Murray est le 26e n° 1 mondial du tennis depuis la création du classement ATP, en 1973, et le premier Britannique. Il lui a fallu beaucoup de patience pour parvenir à cet accomplissement. Personne n'a attendu plus longtemps pour passer de la 2e à la 1re marche : il était devenu n° 2 en août 2009 et l'était resté pendant 76 semaines, en plusieurs tronçons, alternativement derrière Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic.
En cinq mois, l'accélération de l'histoire a été fulgurante. Après sa défaite en finale de Roland-Garros contre Djokovic, en juin, alors qu'il avait à peine la moitié des points de Djokovic au classement ATP, personne n'imaginait qu'il pourrait le dépasser avant longtemps.
Rester vigilant
Mais Djokovic, une fois accompli son grand dessein, remporter les quatre tournois majeurs, est entré dans une période de flottement : défaites au 3e tour de Wimbledon puis au 1er des JO, à Rio cet été, et en finale de l'US Open. Murray s'est engouffré dans la brèche. « Après Roland-Garros, je ne pensais pas y arriver cette année. J'étais tellement loin au classement et il fallait gagner tellement de matches », a reconnu Murray, épaulé de nouveau depuis le printemps par Ivan Lendl, l'entraîneur qui l'avait conduit à ses premiers grands succès en 2012 (US Open, JO) et 2013 (Wimbledon).
Depuis la mi-juin, il n'a presque plus perdu : 45 matches gagnés sur les 48 derniers disputés (18 d'affilée), 6 tournois remportés sur 8 joués, dont son deuxième Wimbledon et ses deuxièmes Jeux olympiques. Seules ombres au tableau : ses défaites en quarts de finale de l'US Open face à Kei Nishikori et en demi-finale de la Coupe Davis face à Juan Martin Del Potro.
Après Paris-Bercy, Murray essaiera de profiter de son élan pour l'emporter pour la première fois au Masters, à partir du 13 novembre, devant son public. À Londres, il ne pourra se permettre aucun relâchement. Une victoire de Djokovic au Masters aurait toutes les chances de faire remonter ce dernier sur le trône. Début 2017 en revanche, Murray aura beaucoup moins de points à défendre, car son rival avait énormément gagné jusqu'à Roland-Garros.
(Source : AFP)
Nadal prêt à « se tuer » à la tâche pour revenir en 2017
L'ancien n° 1 mondial Rafael Nadal a expliqué, samedi, être prêt « à se tuer » à la tâche dans le but de revenir en forme lors de la saison 2017, après une année 2016 gâchée par les blessures et les polémiques sur le dopage. « (...) Je vais travailler comme jamais pour réaliser ça. J'ai une énorme détermination pour encore me battre pour des choses importantes », a déclaré Nadal au Times. « Cela a été une année difficile, car j'ai été blessé au plus mauvais moment, quand je jouais très bien et que j'avais beaucoup de plaisir sur le court », a expliqué Nadal, lors de l'inauguration de son académie, à Manacor, sur l'île de Majorque. « Mais c'est la vie et je dois rester positif. Mon but principal est d'être prêt pour la prochaine saison », a-t-il ajouté. Nadal (30 ans) avait annoncé, le 20 octobre, mettre fin de manière anticipée à sa saison 2016, en raison de douleurs persistantes au poignet gauche.

