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Liban

Charif Fayad, ancien secrétaire général du PSP, n’est plus

Disparition
OLJ
27/10/2016

L'ancien secrétaire général du Parti socialiste progressiste (PSP), Charif Fayad, est décédé hier à l'âge de 79 ans, des suites d'une longue maladie.
Né en 1937 à Bechtefine dans le caza du Chouf, Charif Fayad est diplômé de l'École militaire en 1961. Il est élevé au grade de lieutenant-colonel et prend sa retraite en 1978. En septembre de la même année, il rejoint le PSP et occupe le poste de secrétaire général du parti de 1987 jusqu'en 2011. Il sera ainsi aux premiers rangs de tous les grandes étapes qui mèneront, en 2005, à l'intifada de l'Indépendance.
Le chef du PSP, Walid Joumblatt, lui a rendu hommage dans un tweet posté hier sur son compte officiel. « Nous avons perdu un homme qui nous est très cher, le plus honorable de tous ceux qu'il m'ait été donné d'accompagner dans mon parcours politique, partisan et personnel », a-t-il écrit. M. Joumblatt a salué « la fidélité de Charif Fayad à l'égard de Kamal Joumblatt et du PSP ».
Le leader druze a reçu hier par téléphone les condoléances de plusieurs personnalités, notamment le chef des Kataëb, le député Samy Gemayel, et l'ancien député Ghattas Khoury.
Le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, a également rendu hommage au défunt, soulignant que « le PSP a perdu un grand combattant, un exemple du socialiste digne et honnête ». « Charif Fayad est un grand leader de mon pays. Un homme généreux, calme et juste. Que son âme repose en paix et son souvenir à jamais oublier », a affirmé de son côté le ministre de l'Agriculture, Akram Chehayeb, après avoir loué les qualités du défunt.
Le député du Rassemblement démocratique, Antoine Saad, a évoqué, dans un communiqué, les souvenirs partagés avec le disparu. « Ensemble nous avons lutté pour l'indépendance du Liban en 2005. Il était à la tête des défenseurs des libertés publiques et de l'identité arabe du pays. Il restera à jamais un homme des plus chers », peut-on lire dans le communiqué.
C'est aussi « l'artisan infatigable pour l'indépendance du Liban » qu'a salué le coordinateur général du 14 Mars, Farès Souhaid. « Le Liban a perdu une figure de la Montagne que nous avons connue lors de la réconciliation en 2001, puis au Bristol, pavant la voie à l'intifada de l'Indépendance, et en 2005 en tant que pilier travaillant calmement et sérieusement », a-t-il souligné.

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