Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a prévenu mercredi que la chute de la ville syrienne d'Alep sous les bombes du régime et son allié russe n'arrêtera pas la guerre, implorant une nouvelle fois Moscou de cesser ses raids.
John Kerry s'exprimait pour la première fois devant la presse depuis son retour d'une énième tournée en Europe d'où il est revenu lundi avec de nouvelles idées pour un cessez-le-feu durable en Syrie, après l'échec de mois de négociations bilatérales avec la Russie.
Interrogé sur le résultat d'une réunion mercredi à Genève entre militaires russes, américains, saoudiens, qataris et turcs pour discuter, selon l'armée russe, de "la séparation entre l'opposition modérée et les terroristes à Alep", M. Kerry a reconnu n'avoir pas de "grandes attentes".
Lors d'une conférence de presse avec son homologue sud-coréen Yun Byung-se, il a une nouvelle fois mis en garde Moscou sur sa "stratégie" en Syrie: "Chaque bombe lancée par la Russie et le régime (du président syrien Bachar al) Assad radicalise de plus en plus de gens".
"Si la Russie et Assad réussissent à prendre Alep, la dynamique fondamentale de la guerre ne changera pas. Si vous n'avez pas de règlement politique, vous n'avez pas de paix", a fait valoir M. Kerry qui porte à bout de bras depuis trois ans des plans successifs avortés de sortie de crise en Syrie.
"La Russie doit comprendre que cela (ses raids) n'améliore pas les choses, cela les aggrave", a-t-il insisté.
Sur le terrain, les habitants des quartiers rebelles de l'Est d'Alep se préparaient à vivre jeudi une courte trêve initiée par Moscou après une deuxième journée de répit dans les raids du régime syrien et de son allié russe.
"Si (les Russes) ont un véritable cessez-le-feu et arrêtent de bombarder, alors on pourra travailler avec des gens sur le terrain pour pouvoir séparer les vrais terroristes de ceux qui veulent respecter le cessez-le-feu", c'est à dire les groupes rebelles modérés, a encore imploré M. Kerry.
"Mais à chaque fois qu'ils bombardent ceux qui adhèrent au cessez-le-feu, ils rompent le cessez-le-feu", a conclu le secrétaire d'Etat qui vit, visiblement épuisé, ses derniers mois à la tête du département d'Etat.
John Kerry s'exprimait pour la première fois devant la presse depuis son retour d'une énième tournée en Europe d'où il est revenu lundi avec de nouvelles idées pour un cessez-le-feu durable en Syrie, après l'échec de mois de négociations bilatérales avec la Russie.
Interrogé sur le résultat d'une réunion mercredi à Genève entre militaires russes, américains, saoudiens, qataris et turcs pour discuter, selon l'armée russe, de "la séparation entre l'opposition modérée et les terroristes à Alep", M. Kerry a reconnu n'avoir pas de "grandes attentes".
Lors d'une conférence de presse avec...


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