Le parti Kataëb s'est prononcé lundi contre un président "imposé par la force", refusant que "des conditions préalables viennent parasiter l'exercice démocratique".
"Nous refusons l'accession d'un président imposé par la force, et que des conditions préalables viennent parasiter l'exercice démocratique", indique un communiqué publié à l'issue de la réunion hebdomadaire du bureau politique des Kataëb.
Les Kataëb ont dénoncé "la transgression des règles par la force des armes, le blocage et l'intimidation par la rue", en référence au Hezbollah et au Courant patriotique libre, appelant à la formation d'une "coalition politique luttant en faveur du respect de la Constitution et de la démocratie".
Les "conditions préalables" évoqués par le parti font référence aux propos tenus la semaine dernière par le patriarche maronite Béchara Raï, repris mercredi dernier par les évêques maronites, puis qu'il a réitérés dimanche, portant sur le rejet du package deal proposé par le président du Parlement, Nabih Berry, pour aboutir à un accord sur la présidentielle. Vendredi, M. Berry avait dépêché son conseiller politique, le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, à Bkerké pour aplanir la polémique.
De nombreux responsables politiques se sont prononcés contre ce package deal prévoyant une entente sur un président de la République, une nouvelle formule de loi électorale, la composition du futur gouvernement, ainsi que sa déclaration ministérielle.
Le 28 septembre, la 45e réunion parlementaire pour l'élection d'un président de la République s'est soldée par un nouveau défaut de quorum des deux tiers (86 députés sur 128) requis. La séance s'est tenue en l'absence des députés du CPL et du Hezbollah. Elle a été reportée au 31 octobre prochain.
Saad Hariri, de retour au Liban depuis quelques jours, a effectué une tournée auprès des responsables politiques. Il soutient la candidature du chef des Marada, Sleiman Frangié, alors que Michel Aoun est appuyé par le Hezbollah. Ces dernières semaines, des rumeurs, démenties jusque là par ses proches, font état de l'éventualité que M. Hariri finisse par soutenir M. Aoun. MM. Aoun et Frangié sont tous deux issus de la coalition du 8 Mars, qui gravite autour du parti chiite. La présidence est vacante depuis le 25 mai 2014.
"Nous refusons l'accession d'un président imposé par la force, et que des conditions préalables viennent parasiter l'exercice démocratique", indique un communiqué publié à l'issue de la réunion hebdomadaire du bureau politique des Kataëb.
Les Kataëb ont dénoncé "la transgression des règles par la force des armes, le blocage et l'intimidation par la rue", en référence au Hezbollah et au Courant patriotique libre, appelant à la formation d'une "coalition politique luttant en faveur du respect de la Constitution et de la démocratie".
Les "conditions préalables" évoqués par le parti font référence aux propos tenus la semaine dernière par le...

