Les Stones ont une nouvelle fois démontré leur énergie phénoménale, en particulier Mick Jagger, qui a déchaîné les spectateurs avec ses déhanchements caractéristiques malgré ses 73 ans. Mark Ralston/AFP
Pour de nombreux fans de rock des années 1960, le choix était binaire: Beatles ou Rolling Stones? Au premier jour du mégafestival des légendes du rock dans le désert californien, baptisé Desert Trip, les Stones ont créé la surprise en rendant hommage à leurs rivaux supposés.
Mick Jagger, l'emblématique chanteur des Rolling Stones, a confié à une foule de 75000 personnes que le groupe souhaitait faire «une chose étrange», interpréter la chanson d'un «grand groupe». Puis Come Together est sortie des haut-parleurs. Ce tube figurait sur l'avant-dernier album des Beatles, le mythique Abbey Road. Ce choix a quelque peu surpris, car Keith Richards, le guitariste des Stones, avait tenu l'an dernier des propos peu flatteurs sur les Beatles.
Les Stones ont une nouvelle fois démontré leur énergie phénoménale, en particulier Mick Jagger, qui a déchaîné les spectateurs avec ses déhanchements caractéristiques malgré ses 73 ans, et plaisanté au sujet de fans grisonnants venus écouter un groupe de rockeurs vieillissants. À part Ron Wood, qui a 69 ans, les autres membres ont dépassé les 70 ans.
«Nous n'allons pas faire d'autres blagues sur l'âge ce soir, a lancé Jagger, mais bienvenus à la maison de retraite de Palm Springs pour musiciens anglais raffinés», ajoutant qu'un «parc de dinosaures» faisait partie des attractions du week-end. La moyenne d'âge du public était de plusieurs décennies plus élevée que celle de la plupart des autres festivals américains, comme Coachella, qui se tient chaque année sur ce même site en avril.
Les Stones ont fait preuve de leur récente productivité en jouant Ride 'Em On Down, un extrait de leur premier album en plus de dix ans, Blue and Lonesome, qui doit sortir le 2 décembre. Il contient plusieurs reprises de blues. Ils ont également offert certains de leurs classiques, parfois accompagnés d'effets pyrotechniques, comme (I Can't Get No) Satisfaction.
Bob Dylan, qui a ouvert le festival, est pour sa part resté discret, les écrans géants ne retransmettant aucune image de lui sur scène. Le guitariste de légende s'est surtout mis au piano, ouvrant son tour de chant avec Rainy Day Women #12 and 35, puis enchaînant avec des morceaux moins connus. Il a terminé avec Masters of War, son titre de 1963 sur les prémices de la guerre froide.
(Source : AFP)

