Le feuilleton innovant de la formule E (FE – électrique) attaque sa 3e saison, demain dans les rues de Hong Kong, et son promoteur Alejandro Agag « refuse » toujours qu'on la compare à la formule 1 (F1).
Entamer à Hong Kong la 3e édition de ce championnat validé par la Fédération internationale de l'automobile (FIA), dans une ville très polluée, permet de mettre en valeur deux atouts maîtres de la voiture électrique : des moteurs plus propres et un air meilleur, afin de « changer la perception qu'ont les gens des voitures électriques, pour les inciter à en acheter », résume Agag. « L'une des solutions pour remédier à la pollution d'une ville, ce sont les voitures électriques, avec un effet immédiat sur la qualité de vie », ajoute l'Espagnol de 46 ans.
La comparaison avec la F1 de Bernie Ecclestone, qui à 85 ans pourrait être son grand-père, revient toujours dans les interviews. « Nous refusons de les comparer, car ce sont des concepts radicalement différents. Les monoplaces électriques font la promotion d'une technologie différente. Et la FE colle bien avec Hong Kong et le développement durable », ajoute Agag.
« C'est ça l'avenir »
Ce discours a déjà séduit plusieurs constructeurs majeurs : Renault e.dams est champion en titre, DS (groupe PSA) s'est associé à Virgin, Jaguar débute demain, Audi et BMW intensifient leur partenariat avec les écuries Abt et Andretti, les Indiens sont présents (Mahindra) et les Chinois jouent à domicile demain, avec trois écuries. En attendant Mercedes, peut-être en 2018, suite à une « option » annoncée cette semaine par les futurs triples champions du monde de F1. Côté pilotes, le plateau est de plus en plus relevé, avec des déçus de la F1, comme Sébastien Buemi (champion en titre), et des reconvertis aussi chez les champions d'endurance (des 24 Heures du Mans et d'ailleurs). En attendant, peut-être, Felipe Massa qui va arrêter la F1.
« C'est le bon moment », affirme Agag, gonflé à bloc par la confiance des industriels. « Les gens commencent à comprendre que le futur sera électrique, d'ici à 20, 30 ou 40 ans. La mobilité électrique, connectée, et même sans conducteur, c'est ça l'avenir », assure-t-il. Avec une démonstration grandeur nature, demain donc, sur un circuit en ville de 1,8 km, avec 10 virages et une ligne droite de 555 m. « C'est le format idéal pour la FE, des pistes courtes en plein centre-ville, sur lesquelles on ne fait pas beaucoup de bruit. Les F1 ne pourraient pas courir ici », sourit Agag, qui est en train de gagner son pari.
(Source : AFP)
Saison 2016-2017 : 10 écuries et 20 pilotes
Dix écuries et vingt pilotes participeront à la 3e saison de formule E, championnat disputé par des monoplaces 100 % électriques, dont l'édition 2016-2017 débute demain dans les rues de Hong Kong.
Renault e.dams : Sébastien Buemi (champion en titre), Nicolas Prost
DS Virgin Racing : José Maria Lopez, Sam Bird
Abt Schaeffler Audi Sport : Lucas di Grassi, Daniel Abt
Andretti : Robin Frijns, Antonio Felix da Costa
Faraday Future Dragon Racing : Loïc Duval, Jérôme d'Ambrosio
Jaguar Racing : Adam Carroll, Mitch Evans
Mahindra Racing : Nick Heidfeld, Felix Rosenqvist
NextEV TCR : Nelson Piquet Jr (champion 2015), Oliver Turvey
Techeetah (ex-Super Aguri) : Jean-Éric Vergne, Ma Qing Hua
Venturi : Stéphane Sarrazin, Maro Engel.
Paris et Monaco au calendrier
Un 2e ePrix de Paris, prévu en mai 2017, figure au calendrier du championnat FIA de formule E, tout comme un 2e ePrix de Monaco, dans les rues de la principauté.
9 octobre 2016 : Hong Kong
12 novembre 2016 : Marrakech
18 février 2017 : Buenos Aires
1er avril 2017 : Mexico
13 mai 2017 : Monaco
20 mai 2017 : Paris
10 juin 2017 : Berlin
1er juillet 2017 : Bruxelles
15-16 juillet 2017 : New York (2 courses)
29-30 juillet 2017 : Montréal (2 courses).


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