Le syndicat des rédacteurs de presse a dénoncé hier les licenciements qui ont eu lieu récemment aux quotidiens al-Mostaqbal et al-Akhbar.
Dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion urgente tenue hier sous la présidence d'Élias Aoun, le conseil du syndicat note que « la crise actuelle touche le secteur des médias en général, et la presse écrite en particulier, au point de menacer sa pérennité ». Il appelle à élaborer « un plan qui placerait le gouvernement devant ses responsabilités dans ce domaine ».
Le syndicat stigmatise tout licenciement dans n'importe quel média, il insiste sur l'importance de la pérennité de l'emploi et assure qu'« il soutient toute action menée par les journalistes en vue d'assurer cette pérennité et de préserver leurs droits légaux et légitimes ».
« Nous respectons les choix des collègues pris dans le cadre de solutions négociées avec l'administration de leurs quotidiens », souligne l'ordre des rédacteurs, avant de se dire prêt à « soutenir tout collègue qui serait victime d'une injustice ».
« Le bureau légal du syndicat est à la disposition des journalistes, pour assurer l'application des lois en vigueur, notamment en matière de paiement immédiat des indemnités », indique le texte avant de poursuivre :
« Le syndicat refuse que la crise financière soit un prétexte pour transformer le statut des journalistes cadrés en pigistes. » « Il s'agit là d'une violation des règles de travail les plus élémentaires », précise le communiqué, rappelant que « le travail devrait être réglementé dans le cadre de contrats clairs entre les administrations et les journalistes ».
Le syndicat rappelle qu'il avait présenté un projet de solution à la crise que traverse la presse écrite, soulignant toutefois que le Conseil des ministres ne lui a pas accordé l'attention requise.
Liban - Médias
Le syndicat des rédacteurs dénonce les licenciements de journalistes
OLJ / le 30 septembre 2016 à 00h00

