Les ministres de la Culture et du Tourisme, ainsi que les organisateurs de « Resistance and persistence », lors de la conférence de presse. Photo Nasser Traboulsi
Une conférence de presse s'est tenue, hier au Key Hotel, pour le lancement du projet « Resistance and persistence », initié par Art in motion.
Qui est Art in motion ?
Une association à but non lucratif qui a pour objectif d'établir un dialogue culturel à travers l'art, dans un espace public. « Il y avait un manque de ce côté-là. Il fallait déplacer l'art vers la rue pour qu'il soit accessible à tous », explique Rania Tabbara devant un parterre de journalistes et d'artistes. Fondée donc par Rania Tabbara et Rania Halaoui, toutes deux curatrices indépendantes, ainsi que Raya Farhat, directrice artistique indépendante, l'association se distingue par une vision commune de l'art contemporain et de son rôle déterminant au sein de la société « pour éveiller les consciences ».
Quel est son champ d'action ?
À travers des événements artistiques divers, expositions et performances, Art in motion, comme son nom l'indique, met l'art en mouvement. Les interventions qu'elle propose visent à promouvoir toute sorte de disciplines de l'art dans un contexte libanais tout en instaurant des échanges avec les scènes artistiques internationales pour favoriser des rencontres avec le grand public et rendre l'art accessible à tous. Ce qui permet, par conséquent, de renforcer le dialogue entre le Liban et la région.
Où se déroule « Resistance and persistence » ?
Art in motion a choisi le jardin René Moawad pour en faire son aire de jeux. Car quel autre espace que ce jardin, appelé autrefois Sanayeh, aurait pu être aussi symbolique ? Édifié en 1907 sous la domination ottomane et s'étalant sur 22 000 mètres carrés en plein centre de Beyrouth, il évoque, de par son nom, le métier, la création. « Mais il représente également, dit Rania Tabbara, toute résistance, car ce jardin a traversé des périodes très difficiles. » C'est en 1989 que le jardin portera le nom du président assassiné et deviendra par la suite un espace d'accueil, symbole de résistance et de solidarité (notamment lors de la guerre de juillet 2006, lorsque de nombreux déplacés y ont trouvé refuge). Rénové par la fondation Azadea en 2012, il a retrouvé sa vocation de lieu d'échanges. Il est donc le plus appelé à traduire « la résistance et la persistance ».
Comment se traduit cette résistance artistique ?
Rania Halaoui, fondatrice d'Art in motion, explique comment 24 artistes libanais et internationaux vont exposer dans le jardin René Moawad leurs œuvres en les faisant dialoguer entre elles. « Sculptures, installations, vidéo, art conceptuel, design et performances mettent l'accent sur cette thématique et sur notre questionnement. Par ailleurs, des ateliers d'initiation sur différentes formes d'expression auront lieu : sur l'intégration de la calligraphie arabe dans l'art contemporain ou encore l'architecture, mais aussi des discussions et des rencontres... Il est important de descendre dans la rue pour voir cet art », conclut Halaoui.
Valérie Reinhold, consultante artistique pour les talents européens, explique pour sa part comment les artistes choisis devaient travailler sur cette thématique de résistance avec les matériaux du Liban. Avant d'affirmer, tout comme Halaoui : « Alors yalla, venez voir cet art qui se déploie dans la rue. »
Qu'en pense le ministre de la Culture ?
Présent à la conférence, le ministre de la Culture Rony Arayji a déclaré : « Ce projet qui fait descendre l'art dans la rue le rapproche du citoyen ordinaire qui n'a pas la possibilité d'accéder aux activités artistiques. C'est pourquoi il est du devoir du ministère de la Culture d'accompagner un tel projet. Aujourd'hui, en voyant un tel foisonnement de travaux artistiques et culturels –
mon collègue Michel Pharaon (ministre du Tourisme) et moi en sommes témoins depuis le début de la saison d'été –, je me demande si cela est un indice de bonne santé du pays ou simplement un signe de dégoût de la vie sociale et politique. À vous de décider. Toujours est-il que ces activités éloignent le Libanais de la vie politique. »
Qu'en pense le ministre du Tourisme ?
Le ministre du Tourisme, Michel Pharaon, salue également la pléthore d'événements artistiques et festivaliers. « En dépit d'une situation politique instable, les Forces de sécurité intérieure, ainsi que l'armée, ont été plus que présentes sur le terrain. Mais également les médias qui ont accompagné ces événements artistiques. Et voilà que la saison continue en force, avec ce projet ambitieux. Après "Silent Echo" à Baalbeck et Beirut Art Fair, Art in motion vient confirmer que le train culturel et artistique est en marche et que rien ne peut l'arrêter. »
D'autres témoignages
Samir Abillamaa, collectionneur, a gracieusement prêté des œuvres de sa collection. « Un collectionneur, a-t-il dit, passe par trois étapes : l'amour de l'œuvre, son achat et puis le partage de cette œuvre avec le regard des autres. Je suis à cette troisième étape. » Quant à Raya Farhat, elle a expliqué la campagne publicitaire qui va se décliner en trois clips.
Rendez-vous donc le 5 octobre, au jardin de Sanayeh.
Qui est Art in motion ?Une association à but non lucratif qui a pour objectif d'établir un dialogue culturel à travers l'art, dans un espace public. « Il y avait un manque de ce côté-là. Il fallait déplacer l'art vers la rue pour qu'il soit accessible à tous », explique Rania Tabbara devant un parterre de journalistes et d'artistes. Fondée donc par Rania Tabbara et Rania Halaoui, toutes deux curatrices indépendantes, ainsi que Raya Farhat, directrice artistique indépendante, l'association se distingue par une vision commune de l'art contemporain et de son rôle déterminant au sein de la société « pour éveiller les consciences ».
Quel est son champ d'action ?À...

