Un agent en charge de la sécurité d'une école de l'extrême sud de la Thaïlande, en proie à une rébellion séparatiste musulmane, a été abattu en plein jour jeudi devant son établissement scolaire.
C'est la deuxième attaque en quelques semaines contre une école, après l'explosion d'une bombe début septembre, déclenchée à l'heure de la sonnerie du matin, qui avait causé la mort d'une fillette de quatre ans et de son père.
Jeudi, les cours avaient déjà commencé dans cette école située dans la province de Narathiwat, quand une dizaine d'hommes à moto ont fait irruption dans la rue de l'école, tirant sur le groupe d'agents de sécurité en charge de l'école. "L'un d'eux a été tué sur le coup et deux autres sont blessés", a déclaré à l'AFP Chanawut Khaudsai, de la police locale.
Enseignants, élus et collaborateurs locaux des forces de l'ordre sont considérés comme des traîtres par les rebelles, qui ont pour habitude de ne pas revendiquer leurs attaques depuis plus de dix ans que dure le conflit.
Depuis 2004, sur les plus de 6.600 personnes tuées, dont une majorité de civils, près de 200 sont des enseignants.
Les hommes visés jeudi sont des habitants locaux faisant partie d'un réseau de volontaires, supplétifs assistant l'armée, dont des dizaines de milliers de soldats sont déployés dans la région.
Ces volontaires sont généralement en charge d'accompagner les enseignants entre leur domicile et leur classe, et de surveiller des lieux publics comme les écoles.
Ce conflit oublié de la scène internationale a récemment attiré l'attention après une série de bombes en août dans des stations balnéaires de Thaïlande. La police soupçonne une possible oeuvre des indépendantistes, mais la junte militaire au pouvoir à Bangkok refuse que le lien soit fait.
Les négociations avec Bangkok sont au point mort depuis le coup d'Etat militaire de mai 2014 à Bangkok.
Les musulmans locaux revendiquent plus d'autonomie pour cette région frontalière de la Malaisie, qui n'a été rattachée à la Thaïlande, majoritairement bouddhiste, qu'au début du XXe siècle.
Aucun lien des groupes rebelles locaux avec le terrorisme islamiste international n'a été établi jusqu'ici.
C'est la deuxième attaque en quelques semaines contre une école, après l'explosion d'une bombe début septembre, déclenchée à l'heure de la sonnerie du matin, qui avait causé la mort d'une fillette de quatre ans et de son père.
Jeudi, les cours avaient déjà commencé dans cette école située dans la province de Narathiwat, quand une dizaine d'hommes à moto ont fait irruption dans la rue de l'école, tirant sur le groupe d'agents de sécurité en charge de l'école. "L'un d'eux a été tué sur le coup et deux autres sont blessés", a déclaré à l'AFP Chanawut Khaudsai, de la police locale.
Enseignants, élus et...

