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Ayrault s'alarme d'une situation "extrêmement dangereuse" en RD Congo

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a jugé lundi la situation en République démocratique du Congo "très dangereuse et extrêmement préoccupante".

"Il faut respecter l'ordre constitutionnel", a-t-il affirmé à la presse à propos de la possibilité d'un maintien au pouvoir du président Joseph Kabila. "Ce qui compte c'est la date des élections", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse à New York en marge de l'Assemblée générale de l'Onu.
"Si elles sont reportées sans cesse, cela veut dire que Kabila a l'intention de rester au pouvoir", a-t-il ajouté. "C'est une situation qui n'est pas acceptable".

Au moins 17 personnes ont été tuées lundi dans des violences et pillages survenues à Kinshasa avant une manifestation hostile au président Kabila que les autorités ont ensuite interdite, selon un bilan "provisoire" donné par le ministre de l'Intérieur congolais, Evariste Boshab.

La Constitution congolaise interdit à M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter au terme de son mandat le 20 décembre. Mais il ne donne aucun signe de vouloir quitter le pouvoir et l'élection présidentielle apparaît impossible à organiser dans les temps.

Le gouvernement français a demandé lundi aux autorités congolaises de faire en sorte que le "report" de l'élection présidentielle soit "aussi court que possible" afin d'enrayer la crise politique en cours.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a jugé lundi la situation en République démocratique du Congo "très dangereuse et extrêmement préoccupante".
"Il faut respecter l'ordre constitutionnel", a-t-il affirmé à la presse à propos de la possibilité d'un maintien au pouvoir du président Joseph Kabila. "Ce qui compte c'est la date des élections", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse à New York en marge de l'Assemblée générale de l'Onu."Si elles sont reportées sans cesse, cela veut dire que Kabila a l'intention de rester au pouvoir", a-t-il ajouté. "C'est une situation qui n'est pas acceptable".
Au moins 17 personnes ont été tuées lundi dans des violences et pillages survenues à Kinshasa avant une manifestation hostile au président Kabila que les autorités ont ensuite...