Le ministère de la Santé a formellement interdit lundi la vente au coin des rues de boissons rafraîchissantes non embouteillées, les analyses bactériologiques ayant révélé que la plupart des échantillons étaient pollués par des microbes « cholériformes ».
Cette interdiction est restée lettre morte. Les marchands de « sousse », « toute », « jellab » et citronnade continuent (comme on le voit sur notre photo prise hier après-midi) à vendre leurs boissons au coin des rues.
Toutes les mesures de prévention contre le choléra décidées par le ministère de la Santé ne sont d'ailleurs appliquées que dans la mesure de la bonne volonté des gens. Ainsi sur les plages, personne ne contrôle l'interdiction de se baigner. Or il est faux de penser que les imprudents s'aventurent à leurs risques et périls puisqu'ils risquent de propager l'épidémie en contractant la maladie. Le ministère de la Santé, lui, a publié son petit communiqué. Le reste lui importe peu...
Que dire d'ailleurs des contradictions et de la négligence de ce ministère qui, après avoir affirmé à différentes reprises qu'il n'y avait pas de choléra dans le pays, a informé lundi soir l'Organisation mondiale de la santé de l'apparition au Liban de 30 cas de cette maladie? (...)


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