Le ministre libanais des Télécommunications, Boutros Harb, a déploré mardi que certaines personnes mises en accusation dans le dossier des réseaux Internet illégaux n'aient toujours pas été arrêtées.
Ces réseaux, dont certains présumés liés à Israël et qui distribuaient entre autres leurs services à des administrations publiques libanaises, notamment des services de sécurité, avaient été découverts il y a quelques mois. Quatre relais Internet illégaux avaient été repérés à Zaarour, ainsi que dans les secteurs du jurd de Denniyé, au Liban-Nord, de Ouyoun el-Simane et de Faqra, dans le Kesrouan.
"Il apparaît que certaines personnes ayant avoué par écrit qu'elles possédaient des équipements illégaux n'ont pas toujours été entendues ou arrêtées", a déclaré M. Harb lors d'une conférence de presse organisée à l'issue d'une réunion de la commission parlementaire des Télécoms.
Plus tôt dans la journée, le procureur financier Ali Ibrahim avait entendu le PDG de la chaîne locale MTV, Michel Gabriel Murr, dans le cadre de la même affaire. En mai dernier, une polémique avait opposé M. Harb à M. Murr, le premier prétendant que le relai Internet illégal repéré dans le secteur de Zaarour, dans le Metn, appartenait au PDG de la MTV.
Le président de cette commission, Hassan Fadlallah, a assuré que "le dossier restera ouvert jusqu'à ce que les responsables du gaspillage de l'argent public rendent des comptes". "Si cela venait à ne pas se produire, nous révélerons alors les parties qui entravent la bonne marche de la justice", a-t-il prévenu.
De son côté, le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, a dénoncé "le vol de l'argent public" qu'il estime à "plusieurs centaines de millions de dollars", assurant que "l'enquête devra déterminer les responsabilités de tous dans cette affaire".
De son côté, le député Alain Aoun s'est étonné de la non-augmentation du nombre d'abonnés aux réseaux Internet légaux malgré l'arrêt des relais illégaux. "L'arrêt de tous les relais illégaux n'a pas été suivi d'une augmentation du nombre d'abonnés. Ceci pose la question de la présence d'autres stations illégales", a-t-il déclaré.
Ces réseaux, dont certains présumés liés à Israël et qui distribuaient entre autres leurs services à des administrations publiques libanaises, notamment des services de sécurité, avaient été découverts il y a quelques mois. Quatre relais Internet illégaux avaient été repérés à Zaarour, ainsi que dans les secteurs du jurd de Denniyé, au Liban-Nord, de Ouyoun el-Simane et de Faqra, dans le Kesrouan.
"Il apparaît que certaines personnes ayant avoué par écrit qu'elles possédaient des équipements illégaux n'ont pas toujours été entendues ou arrêtées", a déclaré M. Harb lors d'une conférence de presse...

