Un parlementaire chinois a été condamné vendredi à cinq ans de prison pour avoir fait creuser illégalement dans sa propriété d'un quartier ancien de Pékin un gigantesque sous-sol, si profond qu'il a provoqué un effondrement massif et avalé dans un cratère béant les quatre maisons voisines.
Li Baojun, un politicien local, avait recruté deux hommes pour entamer des travaux titanesques dans la cour de sa maison pékinoise, en vue d'en agrandir la surface habitable: ils ont creusé au total cinq étages sous terre, selon la justice chinoise.
Le chantier violait les règles chinoises de sécurité régulant le secteur de la construction, a jugé la Cour populaire du district de Xicheng à Pékin, un quartier situé à l'ouest de la Cité interdite et occupé par de multiples ruelles et maisons traditionnelles à cours carrées -- dont certaines sont rénovées de façon luxueuse.
Le soudain effondrement du sous-sol de M. Li avait provoqué en janvier 2015 un gigantesque cratère profond d'une dizaine de mètres, où s'étaient englouties quatre maisons environnantes, privant quinze voisins de leur toit.
L'accident, qui n'avait fait aucune victime, avait également fait s'affaisser une artère majeure du quartier, générant pour plus de 5 millions de yuans (666.000 euros) de dégâts, a précisé le tribunal sur son compte officiel de microblog.
Quelque 1.400 m3 de béton avaient été nécessaires pour combler l'ouverture béante.
Les trois prévenus "ont mis en danger la sécurité publique" et ont "une profonde responsabilité dans cet accident criminel", a estimé le tribunal.
Li Baojun, membre de l'Assemblée populaire de la ville de Xuzhou (est) et directeur d'une entreprise étatique de pièces automobiles, avait obtenu un permis pour des travaux de restauration de sa cour, et non pour construire un sous-sol.
Les projets de construction dans les métropoles chinoises doivent théoriquement recevoir un feu vert formel des autorités, mais les règlements sont souvent appliqués de façon laxiste.
Les Chinois, frappés par la flambée des prix immobiliers, s'offusquent régulièrement des passe-droits dont peuvent bénéficier les puissants, notamment dans le secteur de la construction.
Une villa entourée d'un jardin et d'une colline rocheuse au sommet d'un gratte-ciel de 26 étages à Pékin avait défrayé la chronique en 2013: l'extravagante structure, bâtie sans permis par un riche Chinois aux solides connexions politiques, avait finalement été démolie suite à une intense pression populaire.
Li Baojun, un politicien local, avait recruté deux hommes pour entamer des travaux titanesques dans la cour de sa maison pékinoise, en vue d'en agrandir la surface habitable: ils ont creusé au total cinq étages sous terre, selon la justice chinoise.
Le chantier violait les règles chinoises de sécurité régulant le secteur de la construction, a jugé la Cour populaire du district de Xicheng à Pékin, un quartier situé à l'ouest de la Cité interdite et occupé par de multiples ruelles et maisons traditionnelles à cours carrées...

