Le président du syndicat des propriétaires de restaurants, de boîtes de nuit, de cafés et de pâtisseries au Liban, Tony Ramy, a publié hier un communiqué soulignant que « le secteur de la restauration se porte mal et passe par une crise difficile avec le manque de touristes que connaît le pays ». Et que désormais la seule clientèle des restaurants est constituée de « Libanais résidents ou de la diaspora passant des vacances au Liban ».
M. Ramy a noté que « vu la crise économique qui touche tout le pays, le syndicat a jugé bon de donner consigne à tous les restaurants de ne pas augmenter leurs prix ». Il semble qu'il veuille ainsi répondre à certains internautes qui ont posté sur les médias sociaux des factures exorbitantes de restaurants et qui ont été aussitôt relayés par les médias.
D'ailleurs, M. Ramy appelle « les médias à être plus objectifs dans leur couverture et les clients à s'assurer des prix avant de commander... ».
Sur un autre plan, concernant la malbouffe, le secrétaire de l'Association des commerçants et des vendeurs de viande rouge, de volaille et de poissons congelés, Mohammad Masri, a souligné dans un communiqué publié par le ministère de l'Agriculture la nécessité « d'effectuer des tests sur toutes les viandes, sans exception, au laboratoire de Fanar ». Il a également noté qu'il « faudra réglementer la consommation de viande frigorifiée sous vide afin qu'elle ne soit pas consommée 70 jours après son emballage ». Et d'ajouter que « certains commerçants essaient de détourner la loi en ce qui concerne les analyses à faire, d'où la nécessité d'être vigilants ».
De son côté, le ministère de la Santé poursuit sa campagne visant à traquer les restaurants, les bouchers, les poissonniers et tous les magasins d'alimentation écoulant de la nourriture avariée ou non conforme aux normes. Ainsi, à Haret Saïda, deux boulangeries et un restaurant ont été fermés pour non-respect des règles élémentaires d'hygiène. Il s'agit des boulangeries Nour et Yassine, et du restaurant Laamoushi.
À Bauchrieh, au City Mall, le restaurant Lekmet Gebran a été fermé. À Mina, Tripoli, la boulangerie Omar Hélou a été fermée. À Ras el-Metn, c'est la boulangerie al-Maydan et le kiosque à falafel Atyab Falafel qui ont été obligés de fermer leurs portes en raison de mesures hygiéniques insuffisantes.
Liban - Santé
Le syndicat des propriétaires de restaurants donne consigne de ne pas augmenter les prix
OLJ / le 06 août 2016 à 00h00


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