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Dernières Infos - Liban

Boutros Harb défend le bilan du ministère des Télécoms

Le ministre libanais des Télécoms, Boutros Harb, a défendu vendredi le bilan de son ministère, au moment où cette administration est au centre de tiraillements politiques et d'enquêtes judiciaires liées à la sécurité et à la corruption.

"Pourquoi ce timing concernant les problèmes liés au ministère qui ont été soulevés dernièrement?", s'est interrogé M. Harb, lors d'une longue conférence de presse. "Est-ce parce que le ministère a dévoilé et mis un terme à des affaires de corruption?" a-t-il poursuivi.

M. Harb a ensuite vanté les projets initiés par son ministère, notamment "Liban 2020", censé apporter des solutions stratégiques aux problèmes liés au réseau de télécoms libanais.

Le gouvernement a une nouvelle fois fait du surplace jeudi lors de l'examen du dossier des télécoms en Conseil des ministres. Ce dossier comporte la question de la double "casquette" portée par Abdel Menhem Youssef, qui cumule la direction de la société de gestion des télécoms, Ogero, en même temps que la direction générale de l'exploitation et de la maintenance au ministère des Télécoms.

M. Youssef fait l'objet actuellement d'une enquête dans le cadre d'une procédure pénale menée contre lui (affaire Google cache). Une autre enquête porte sur les réseaux Internet illégaux au Liban, présumés liés à Israël.

Enfin, la question des appels d'offres pour la gestion des réseaux de téléphonie mobile est toujours en suspens. Le 8 décembre 2015, la Direction des adjudications (DDA) avait annulé l'appel d'offres international pour la gestion triennale des réseaux de téléphonie mobile, alors que les contrats qui lient l'État à Orascom (qui gère Alfa) et Zain (qui exploite Touch) sont arrivés à échéance fin 2015. En l'absence de décision du Conseil des ministres sur ce dossier, ces contrats ont depuis été renouvelés unilatéralement par le ministère des Télécoms.

A ce sujet, Boutros Harb a affirmé que son ministère n'acceptera aucune offre "qui ne respecte pas les conditions requises". "Que ceux qui souhaitent introduire des sociétés à des fins politiques s'essayent ailleurs", a-t-il lancé. Il a justifié la prolongation des contrats d'Orascom et de Zain en affirmant qu'il y a "une tentative de faire échouer l'appel d'offres".

Concernant un contrat liant le ministère à Ogero, Il a affirmé n'avoir "pas signé ce contrat avant l'approbation de la Cour des comptes", comme l'affirment ses détracteurs.

M. Harb est, entre autres, critiqué par les ministres affiliés au Courant patriotique libre, notamment le chef de la diplomatie, Gebran Bassil, chef de la formation et ancien ministre des Télécoms.

Le ministre libanais des Télécoms, Boutros Harb, a défendu vendredi le bilan de son ministère, au moment où cette administration est au centre de tiraillements politiques et d'enquêtes judiciaires liées à la sécurité et à la corruption.
"Pourquoi ce timing concernant les problèmes liés au ministère qui ont été soulevés dernièrement?", s'est interrogé M. Harb, lors d'une longue conférence de presse. "Est-ce parce que le ministère a dévoilé et mis un terme à des affaires de corruption?" a-t-il poursuivi.
M. Harb a ensuite vanté les projets initiés par son ministère, notamment "Liban 2020", censé apporter des solutions stratégiques aux problèmes liés au réseau de télécoms libanais.
Le gouvernement a une nouvelle fois fait du surplace jeudi lors de l'examen du dossier des télécoms en Conseil des...