Le secrétaire d'Etat américain John Kerry se rendra en Turquie le 24 août, a annoncé vendredi le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu, à un moment où les relations entre les deux alliés se sont nettement tendues suite au putsch avorté.
Une visite de M. Kerry serait la première d'un haut responsable occidental après le coup d'Etat manqué du 15 juillet depuis lequel la Turquie a accusé avec amertume ses "amis" occidentaux de ne pas être venus la soutenir.
Après des fuites dans la presse turque, le président Recep Tayyip Erdogan avait annoncé jeudi soir la venue de M. Kerry le 21 août, tandis que le porte-parole du département d'Etat américain Mark Toner ne confirmait pas une telle visite.
M. Kerry voulait venir le 24 août, a assuré M. Cavusoglu à la télévision TGRT, "alors nous avons regardé notre agenda et dit que cela nous convenait également".
Cette visite, si elle se confirme, interviendra alors que les relations entre la Turquie et les Etats-Unis sont sérieusement mises à l'épreuve par la demande turque d'extradition du prédicateur exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen.
Ankara accuse le "terroriste" Gülen d'avoir ourdi le coup d'Etat raté et la justice turque vient d'émettre un mandat d'arrêt à l'encontre du prédicateur, qui a nié toute implication et condamné cette tentative de putsch ayant fait 272 morts.
Les plus hauts responsables turcs ont déjà réclamé de nombreuses fois aux Etats-Unis l'extradition de Gülen, 75 ans, qui vit en Pennsylvanie depuis 1999. Parfois avec virulence: le président Erdogan a accusé les Etats-Unis de "le cacher" et de "lui offir un refuge".
La Turquie a annoncé avoir déjà fourni à deux reprises des "dossiers" sur le rôle de M. Gülen dans le coup d'Etat manqué. Quelques jours après le putsch raté, John Kerry avait estimé que le régime turc devait présenter "des preuves, pas des allégations" contre Gülen
Le gouvernement américain a répété jeudi que cette procédure juridique prenait du temps. Le ministère de la Justice "essaie toujours de déterminer si les documents fournis constituent une demande formelle d'extradition", a expliqué M. Toner.
Au cours des deux prochaines semaines, une délégation emmenée par les ministres turcs des Affaires étrangères et de la Justice doit aussi se rendre aux Etats-Unis pour expliquer l'implication supposée de M. Gülen dans la tentative de coup d'Etat.
Une visite de M. Kerry serait la première d'un haut responsable occidental après le coup d'Etat manqué du 15 juillet depuis lequel la Turquie a accusé avec amertume ses "amis" occidentaux de ne pas être venus la soutenir.
Après des fuites dans la presse turque, le président Recep Tayyip Erdogan avait annoncé jeudi soir la venue de M. Kerry le 21 août, tandis que le porte-parole du département d'Etat américain Mark Toner ne confirmait pas une telle visite.
M. Kerry voulait venir le 24 août, a assuré M. Cavusoglu à la télévision TGRT, "alors nous avons regardé notre...

