Alaeddine Boroujerdi au siège des ulémas musulmans à Haret-Hreik.
Le président de la commission de Sécurité nationale et de Politique étrangère au Parlement iranien (Majlis el-Choura) Alaeddine Boroujerdi a clôturé, hier, une visite de 48 heures au Liban.
M. Boroujerdi s'est rendu au siège des ulémas musulmans à Haret-Hreik, où il a été accueilli par le comité directeur et administratif de ce rassemblement religieux.
Le responsable iranien, qui était notamment accompagné de l'ambassadeur d'Iran au Liban, Mohammad Fathali, a souligné lors de la réunion que « le Hezbollah possède des dizaines de milliers de roquettes ». « Le parti est devenu avec d'autres mouvements de résistance le défenseur sans égal du peuple libanais et des honnêtes gens dans toute la région, a-t-il affirmé. Le seul moyen pour Israël de porter préjudice à la résistance était de créer les discordes en Syrie, et cela en mettant en place des mouvements terroristes et takfiristes, et en présentant ainsi une image erronée de l'islam », a-t-il estimé, avant d'ajouter : « Nous sommes certains que nous serons les vainqueurs et que l'ennemi sera décimé. La preuve la plus importante réside dans les développements actuels sur le terrain, que ce soit en Syrie ou en Irak. »
Pour la deuxième journée consécutive, M. Boroujerdi a critiqué l'Arabie saoudite, l'accusant de vouloir normaliser les relations avec Israël. Il a appelé « les ulémas musulmans et tous ceux qui tiennent à la oumma islamique à lutter par tous les moyens contre la normalisation des relations avec Israël ».
Par ailleurs, le quotidien saoudien Okaz a souligné, citant des sources libanaises, que « la conférence de dialogue national a été tuée dans l'œuf, suite aux directives que Alaeddine Boroujerdi a données au Hezbollah ». Selon le journal saoudien, le responsable iranien a appelé ses alliés à recourir à l'escalade, que ce soit sur le plan local ou régional, et cela « parce que l'Iran voudrait régler plusieurs dossiers avant les élections américaines ». « Il n'y aura pas donc pour cette raison de compromis lors de la conférence de dialogue », a affirmé Okaz.
Le responsable iranien a quitté hier après-midi Beyrouth pour Damas où il devrait se réunir avec le président syrien, Bachar el-Assad, et d'autres responsables.


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