« C'était écrit ! » comme disent les ploucs dans les cailloux montagneux reculés. À peine Tonton Tam-Tam a-t-il pondu son gouvernement, que déjà les papis ministériels se crêpent ce qu'il leur reste de touffe pour mettre bas le lambeau manuscrit qui leur servira à aller à la pêche aux voix au Parlement.
Mais rien ne presse. Les Libanais sont bien restés 2 ans naguère sans Parlement, 18 mois sans président de la République, et ils ne s'en sont pas portés plus mal. Cette fois, il a fallu 10 bons mois pour monter la mayonnaise gouvernementale, au milieu des tirs croisés des porte-serviettes du Courant barbichu d'une part et des porte-flingues du parti à barbe et de leurs pendentifs trempés dans le jus d'orange de l'autre. Depuis, tout ce beau linge s'est rattrapé et l'on ne compte plus le brossage dans le sens du poil et les massages réciproques. Alors, on pense bien, le pays peut bien lanterner encore une vingtaine d'années pour espérer voir éclore une déclaration ministérielle. Le temps que le réchauffement climatique ait fini de cuire la calotte glaciaire et les derniers glaçons de la banquise.
Pour le reste, il est d'ores et déjà certain que le papyrus portera sur un fatras de promesses affligeantes dont il ressortira pour l'essentiel qu'elles auront été pompées du torchon ministériel précédent. Ceux qui crèvent la dalle en fantasmant sur la sécurité, les réformes et les privatisations pourront toujours apaiser leur faim en se gavant de « triptyque » et de « distanciation ».
Et s'il en reste, tenaillés par un petit creux, ils iront écouter pérorer le Sayyed Barbu. Au chômage technique au Liban-Sud depuis la 1701, il se voit déjà en libérateur de la Syrie. C'est sûrement justifié : il est à peu près le seul à y croire.
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Le papyrus signifiait à l'origine qui appartient à la maison.La déclaration ministérielle appartient ainsi à la maison et fera partie de l'antiquité si nos ministres veulent attendre encore le libérateur de la Syrie pour finir sa mission impossible .
16 h 53, le 28 février 2014