La question du désarmement du Hezbollah est un enjeu majeur de la scène politique libanaise depuis plusieurs décennies. Deux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies y font référence : la résolution 1559 (2004), qui exige le désarmement de toutes les milices et organisations présentes au Liban, qu’elles soient libanaises ou étrangères, et la résolution 1701 (2006), qui réitère cet appel pour tous les groupes armés sur le territoire libanais. Conformément à l’accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024, l’armée libanaise doit démanteler la présence militaire du Hezbollah entre la frontière israélienne et le Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord. Le 5 septembre 2025, le gouvernement libanais a endossé, sans l’adopter formellement, un plan présenté par l’armée prévoyant une approche graduelle pour le désarmement du parti-milice chiite. La première grande phase, qui concerne le Liban-Sud, doit être achevée d’ici la fin de l’année 2025. Les États-Unis, sous l’administration de Donald Trump, exercent une pression intense sur Beyrouth pour obtenir le désarmement du Hezbollah.