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RSF dénonce les menaces à l'égard des journalistes syriens en exil

Des journalistes syriens exilés en Turquie, en Jordanie et au Liban craignent autant les forces qui les persécutaient dans leur pays que les autorités dans le pays d'accueil, dénonce Reporters sans frontières (RSF) dans un rapport lundi.

Ces journalistes "admettent craindre le régime du (président syrien Bachar el-) Assad, l'organisation État islamique (EI), d'autres groupes armés présents en Syrie mais également les autorités de leur pays d'accueil", selon cette organisation qui s'est entretenue avec 24 d'entre eux.

Le rapport, qui porte sur les conditions de vie et de travail des reporters en exil, souligne que, "comme tous les réfugiés, les journalistes syriens ont dû refaire leur vie dans leurs pays d'accueil respectifs".
"Ils se sont retrouvés aux prises avec de nouveaux environnements réglementaires, des conditions de vie et de travail différentes, mais également exposés à des menaces issues de l'intérieur comme de l'extérieur de leurs pays hôtes", indique-t-il.

Outre ces menaces et agressions parfois fatales auxquelles sont exposés ces professionnels, RSF constate que leur droits à la liberté de déplacement et de résidence sont restreints, comme celui de quitter un pays et d'y revenir.
"Leur droit à la protection est compromis, et ils ne bénéficient d'aucune égalité des chances en matière de protection juridique. Ils sont exposés à l'exploitation professionnelle et à l'asservissement, peuvent être arbitrairement arrêtés, détenus ou renvoyés en Syrie".

Pour RSF, "la reconnaissance officielle et juridique des journalistes syriens et de leur travail dans ces pays les mettrait à l'abri de nombreuses violations et menaces, de même qu'elle pourrait offrir un cadre juridique et administratif à leur activité".

En Syrie, où les forces du régime, les rebelles, les jihadistes et les Kurdes s'affrontent sur un territoire morcelé, les journalistes, syriens ou étrangers, professionnels ou non, constituent des cibles privilégiées de violences et de représailles.
Selon RSF, au moins 51 journalistes professionnels et 144 non professionnels ont été tués depuis le début du conflit en 2011. Ils sont en outre une cinquantaine actuellement détenus arbitrairement dans les nombreuses geôles syriennes, portés disparus ou otages aux mains de l'EI ou d'autres groupes extrémistes armés.

Des journalistes syriens exilés en Turquie, en Jordanie et au Liban craignent autant les forces qui les persécutaient dans leur pays que les autorités dans le pays d'accueil, dénonce Reporters sans frontières (RSF) dans un rapport lundi.Ces journalistes "admettent craindre le régime du (président syrien Bachar el-) Assad, l'organisation État islamique (EI), d'autres groupes armés présents en Syrie mais également les autorités de leur pays d'accueil", selon cette organisation qui s'est entretenue avec 24 d'entre eux.Le rapport, qui porte sur les conditions de vie et de travail des reporters en exil, souligne que, "comme tous les réfugiés, les journalistes syriens ont dû refaire leur vie dans leurs pays d'accueil respectifs". "Ils se sont retrouvés aux prises avec de nouveaux environnements réglementaires, des conditions...