Les ministres de la Défense de l'Otan ont donné mercredi leur accord de principe à la formation d'officiers irakiens en Irak même, mais les Etats-Unis jugent que l'Alliance doit "faire davantage pour accélérer la destruction" du groupe jihadiste Etat islamique.
Les Etats-Unis réclament depuis des mois à leurs partenaires au sein de la coalition contre l'EI, mais aussi à l'Otan en tant qu'organisation autonome, d'en faire davantage dans la lutte contre l'organisation jihadiste en Irak et en Syrie.
Plusieurs pays de l'Otan refusent toutefois que l'Alliance rejoigne directement la coalition et, à ce stade, seul un soutien dit "de niche" est envisagé.
Les ministres ont ainsi "recommandé" mercredi que l'Alliance commence à entraîner des officiers de l'armée irakienne en Irak même, en procédant à une extension d'une mission de formation basée aujourd'hui en Jordanie.
"L'objectif est de donner notre accord au sommet de Varsovie", où vont se retrouver les chefs d'Etat et de gouvernement des 28 pays de l'Otan le 8 et 9 juillet, a indiqué le secrétaire général de l'Alliance, Jens Stoltenberg.
Mais malgré l'insistance des Etats-Unis, les pays membres de l'Alliance temporisent sur la question de l'utilisation des avions de surveillance Awacs de l'Otan en soutien à la coalition anti-EI.
Ils avaient promis en mai "d'étudier la possibilité" de faire voler ces appareils --dotés de puissants radars et très utiles dans le cadre de campagnes de bombardements aériens-- "au-dessus de la Turquie et de la Méditerranée", formant ainsi un arc autour de l'Irak, de la Syrie et de la Libye notamment.
Mais mercredi, au lieu de donner leur feu vert, les ministres ont demandé aux autorités militaires "de fournir des conseils", repoussant une éventuelle décision à Varsovie.
Cachant poliment sa déception en disant son "espoir" que ces deux décisions seront gravées dans le marbre en juillet, le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a dit "voir plus de possibilités" pour un engagement de l'Otan dans la coalition.
"J'ai apprécié ce qui est en discussion, mais je pense que l'Otan (...) peut faire bien davantage pour accélérer la destruction de l'EI", a-t-il insisté mercredi avant de quitter la réunion.
L'Otan entraîne déjà des officiers irakiens en matière de médecine militaire, de déminage d'engins explosifs improvisés et de planification civilo-militaire, mais sur une base en Jordanie. D'ici à la fin 2016, "plusieurs centaines d'officiers irakiens" devraient avoir bénéficié de ces formations.
Les Etats-Unis réclament depuis des mois à leurs partenaires au sein de la coalition contre l'EI, mais aussi à l'Otan en tant qu'organisation autonome, d'en faire davantage dans la lutte contre l'organisation jihadiste en Irak et en Syrie.
Plusieurs pays de l'Otan refusent toutefois que l'Alliance rejoigne directement la coalition et, à ce stade, seul un soutien dit "de niche" est envisagé.Les ministres ont ainsi "recommandé" mercredi que l'Alliance commence à entraîner des officiers de l'armée irakienne en Irak même, en procédant à une extension d'une mission...


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